Accord de Paris : 5 ans plus tard, la planète brûle toujours !

La pandémie mondiale de Coronavirus que nous traversons actuellement doit être dans les prochains mois un véritable tremplin pour une croissance plus verte. Il est urgent d'agir si nous souhaitons atténuer dans les décennies à venir les effets catastrophiques du réchauffement climatique.


Manifestation
Des étudiants manifestent pour la protection de la planète.

Cette année 2020 marque le cinquième anniversaire de l'accord de Paris sur le climat. Malheureusement, cinq ans plus tard, l'humanité est loin de se conformer aux objectifs fixés afin de limiter le réchauffement à +2°C puis à 1,5°C, ce qui permettrait d'empêcher l'aggravation du réchauffement climatique et ses effets extrêmes sur le monde entier. Il est urgent d'agir et une nouvelle impulsion doit être donnée à cet accord de Paris entré en vigueur le 4 novembre 2016 dernier. À ce jour, 183 Parties l'ont ratifié sur les 197 Parties à la Convention.

Urgence climatique

Il est urgent d'agir. Qui peut encore nier à ce jour les effets du réchauffement climatique sur la planète ? Selon les propres mots d'António Guterres, le Secrétaire général des Nations Unies, "la planète est en train de brûler et les effets du réchauffement climatique sont désormais une réalité quotidienne". Il est vrai que les phénomènes sont de plus en plus nombreux et de plus en plus catastrophiques : vagues de chaleur à répétition, incendies destructeurs, inondations catastrophiques... Lors d'une table ronde organisée dans le cadre de la 75ème session de l'Assemblée générale, António Guterres a averti qu'il était urgent d'agir !
Il est urgent d'agir car malgré la signature de l'accord de Paris il y a cinq ans, la dernière décennie a été la plus chaude jamais enregistrée et les concentrations de gaz à effet de serre continuent d'augmenter. En 2019, les émissions de CO2 provenant des combustibles fossiles et des incendies de forêt ont atteint un niveau record ! Pour donner une nouvelle impulsion à l'accord de Paris, le Secrétaire général a annoncé un évènement historique qui réunira le 12 décembre prochain les dirigeants mondiaux afin d'avoir des ambitions beaucoup plus grandes pour la lutte contre le réchauffement climatique.
À la sortie de la crise du Coronavirus, les nations devront mener une croissance économique verte !
Contrairement à la crise du Coronavirus, nous sommes tous conscients de la menace qui pèse sur l'humanité avec le réchauffement climatique. Les futures politiques qui seront menées devront être une source d'emplois plus respectueux de l'environnement. C'est l'occasion de mener une véritable croissance verte à la sortie de la crise.

Agir !

Pour la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, la crise du Covid doit aussi être l'opportunité pour "rendre nos économies plus durables et nos sociétés plus saines". La présidente a par ailleurs annoncé que la Commission européenne était prête à faire sa part afin d'être le premier continent neutre en carbone au monde d'ici à 2050. Pour parvenir à cet objectif ambitieux, la secrétaire a annoncé "vouloir taxer le charbon, promouvoir les énergies renouvelables, stimuler l'économie circulaire et promouvoir la nature". Lors de cette table ronde, António Guterres et Ursula von der Leyen se sont félicités de l'annonce du président chinois qui a annoncé vouloir rendre son pays neutre en carbone d'ici 2060.
Sur un autre thème : avec le réchauffement climatique, nos forêts vont s'embraser !

Il sera en tout cas primordial à la sortie de la crise de ne pas renflouer des industries polluantes. Afin de remplir les objectifs fixés par l'accord de Paris, il faudra aussi mettre fin aux subventions sur les combustibles fossiles et mettre un prix sur le carbone. Cette crise du Coronavirus doit être un accélérateur à la décarbonisation de l'économie mondiale. Afin de remplir ces objectifs, le Secrétaire général des Nations Unies a exhorté les institutions de financement à réorienter leurs investissements vers les énergies renouvelables.