Vous ressentez une petite déprime après les fêtes ? Rien de plus normal, selon les scientifiques
Beaucoup d’entre nous ont tendance à se sentir plus déprimés après les fêtes. C’est le fameux coup de blues de début d’année. Pourquoi est-il là et comment le faire disparaître ?

Coup de blues. Ce n’est jamais agréable, mais parfois, nous en sommes victimes. La petite déprime, la démotivation… Bref, le fameux coup de blues. Il est d’autant plus surprenant lorsqu’il surgit après les fêtes de fin d’année, normalement synonymes de bonne humeur, de retrouvailles et de bons moments partagés en famille et entre amis. Mais de Rio à Paris, en passant par Rome, ce phénomène est bien plus courant qu’il n’y paraît. Alors, comment expliquer ce sentiment de déprime et surtout, comment faire pour rectifier le tir.
Le coup de blues d’après fêtes, un classique pour nombre d’entre nous
Anne-Françoise Meulemans est médecin psychothérapeute. Elle explique le phénomène d’un point de vue scientifique. “Après une période d'excitation assez intense, il y aura toujours un effet après de relâchement, voire une sorte de chute hormonale de stress et d'excitation accompagnée d'un état de fatigue physique et mental légitime”. En d’autres termes, votre coup de blues n’est ni anormal, ni excessif. Il est bel et bien là et le fait d’être en saison hivernale n’arrange rien à la situation.
Pour se sentir mieux, sport, alimentation et sommeil résultent du trio gagnant
“On est également au creux de l'hiver, où les journées sont encore extrêmement courtes. Donc la combinaison de l'hiver, de la période d'après fête, et un vide festif jusqu'aux fêtes de Pâques, cela peut donner une période de blues bien attendue mais qui n'a pas que des effets négatifs”. La psychologue Johanna Rozenblum détaille ce qui se passe dans notre cerveau et dans notre corps. “Plus précisément, ce mal-être se manifeste par une forme de morosité, un ralentissement moteur, un repli sur soi, une humeur un peu labile.”
La psychanalyste Line Morey affirme que c’est plus courant qu’on ne le pense. “C'est une parenthèse très rythmée, remplie de satisfaction et qui tranche franchement avec notre quotidien plus routinier. Et quand elle se termine, le retour à la réalité est brutal [...] C'est l'équivalent d'une grosse gueule de bois après une sacrée fiesta !” En somme, si ces symptômes ne sont que de passage, pas d’inquiétude. Et pour aider à faire disparaître cette déprime, les experts préconisent une hygiène de vie saine.

Accepter de se sentir un peu, voire très déprimé. Voir l’hiver comme une chance, pas comme une saison désagréable. Profiter des fêtes suivantes (galette des rois, la chandeleur, le carnaval), pour célébrer encore plus de moments et revenir à une routine de façon plus douce. Ou encore, se plonger dans l’année nouvelle, avec de bonnes résolutions. Anne-Françoise Meulemans conseille de les appréhender comme de nouveaux objectifs et non pas comme une source anxiogène.
“L'après fête permet de faire un bilan et de projeter des objectifs dans les grandes lignes sans en faire des injonctions”, explique-t-elle. Pour le reste, le mieux pour éviter les symptômes liés à cette déprime, c’est de pratiquer une activité sportive, de manger équilibré et, bien sûr, de bien dormir. Trois choses qui peuvent, pendant les fêtes, se mettre un peu en veille. Pas de culpabilité, mais n’hésitez pas à vous y (re)mettre !
Références de l’article :
"Janvier c'est la purge", pourquoi la déprime nous guette après les fêtes ?
Blues des fêtes : un «cocktail d’éléments» en cause, selon une psychologue