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COP26 : pourquoi le sommet sur le climat de Glasgow est si important ?

Après deux années d'attente, les représentants des pays vont enfin pouvoir se réunir au Royaume-Uni pour participer à la COP26 et trouver ensemble des solutions pour limiter le réchauffement climatique à +1,5°C.

COP26
L'objectif principalement de la COP26 est de mettre en place des solutions personnalisées par pays pour limiter le réchauffement climatique à +1,5°C d'ici à la fin du siècle.

Retardé d'un an en raison de l'épidémie de Covid-19, les chefs d'État, d'entreprise, les diplomates et militants vont enfin se rencontrer en personne à Glasgow, au Royaume-Uni, du 1er au 12 novembre prochain. Cette assemblée vise à faire un pas en avant dans l'action climatique et trouver des solutions pour atteindre l'un des objectifs les plus strict de l'Accord de Paris : limiter le réchauffement des températures mondiales à +1,5°C.

Autrement dit, cela signifie réduire les émissions de gaz à effet de serre plus rapidement, s'adapter et limiter les impacts climatiques, et apporter un soutien financier des pays en développement pour construire une économie durable et respectueuse de l'environnement.

Dérèglement climatique et Accord de Paris :

Le but de la COP26 est de mobiliser et de rassembler les différents pays du monde vers un objectif commun : respecter la planète et limiter les conséquences du changement climatique. C'est pour cette raison, qu'en 2015 à Paris, 197 pays avaient accepté collectivement de réduire leurs émissions. Pour cela, les nations ont dû fournir des plans, appelés des contributions déterminées au niveau national (CDN), à moyen et long terme.

Le problème ? C'est que les plans fournis jusqu'à présent par les différents pays pour respecter l'Accord de Paris conduisent à un réchauffement des températures mondiales supérieures à +1,5°C d'ici 2100. D'après une analyse publiée par Climate Action Tracker en mai dernier, si ces CDN étaient mis en oeuvre intégralement, la température globale augmenterait de +2,4°C. On est donc encore bien loin d'atteindre l'objectif commun...

L'idée de cette COP26 est donc de trouver d'autres solutions pour, dans un premier temps, stabiliser les émissions d'ici 2030, et à terme, cesser ces émissions de GES. Mais pour cela, les spécialistes affirment que les émissions mondiales doivent baisser de 45% par rapport aux moyennes de 2010.

Et maintenant... ?

Chaque pays a accepté de mettre à jour leur CDN tous les cinq ans. Parmi les 110 nations ayant déjà fourni officiellement des plans améliorés à l'ONU depuis la fin juillet, on compte : les États-Unis, le Canada, l'UE et le Royaume-Uni. Mais d'autres pays, tels que la Chine, l'Inde et l'Arabie saoudite sont absents de la liste après avoir manqué le délai prolongé. L'Australie a simplement réaffirmé ses précédentes ambitions sans nouvelles solutions. Alors que l'engagement du Brésil a faibli car le pays a choisi de modifier sa base de référence...

Avant la COP26, le Royaume-Uni devra utiliser son intelligence diplomatique pour amener Pékin, New Delhi et encore d'autres villes à s'engager sur des objectifs plus importants. L'assemblée devra aussi rappeler la réalité dans une section dédiée aux pertes et aux dommages liés aux conditions météorologiques extrêmes ainsi que des moyens de subsistances pour survivre face au dérèglement climatique.