40 degrés en France : découvrez les conséquences dramatiques de la canicule sur la faune et la flore
L'homme n'est pas le seul à subir les effets de la canicule. Les animaux tout comme les végétaux souffrent de la chaleur excessive. Certaines conséquences peuvent être irréversibles.

La canicule qui débute en France ne sera pas banale. Les dernières prévisions s'attendent à des températures comprises entre 35 et 40 degrés pendant au moins une dizaine de jours. Les conséquences d'une chaleur aussi forte et durable risquent d'être importantes.
Si l'être humain est affecté par ces températures excessivement élevées, c'est aussi le cas des espèces animales et végétales. Tous les écosystèmes terrestres et marins subissent un stress très important lors des épisodes de fortes chaleurs et certaines conséquences peuvent être irréversibles.
Une végétation en état de stress extrême
Lorsque les températures atteignent 35 à 40°C, les plantes entrent dans une phase de stress hydrique majeur. Sous l'effet du soleil et de la chaleur intense, l'évaporation atteint des niveaux très élevés et les réserves en eau dont disposent les végétaux peuvent rapidement devenir insuffisantes.
Les premiers signes sont visibles dans les forêts : feuilles flétries, jaunissement, chute prématurée des feuilles. Dans les champs, on peut assister à une importante baisse des rendements. Dans les cas où la canicule est vraiment intense et durable, on peut assister à la mort des végétaux les plus fragiles.

Les jeunes arbres sont très vulnérables car leurs systèmes racinaires ne sont pas encore suffisamment développés pour puiser l'eau en profondeur. D'ailleurs, de nombreuses espèces forestières françaises montrent aujourd'hui des signes de dépérissement, ne parvenant pas à s'adapter aux étés de plus en plus chauds.
Une multiplication des incendies
La combinaison entre un soleil généreux et une chaleur extrême dessèche considérablement les sols et les végétaux, créant des conditions idéales pour le déclenchement et la propagation des incendies. Les forêts, les garrigues mais aussi les prairies deviennent particulièrement inflammables.
Un simple départ de feu peut alors se transformer en incendie majeur et des régions habituellement peu touchées par les incendies peuvent l'être. Au-delà de la destruction de milliers d'hectares de végétation, ces feux provoquent la disparition d'habitats naturels essentiels à de nombreuses espèces animales.

Le danger est encore plus important lorsque le vent souffle. Or, si la température est caniculaire et que l'air est très sec, une simple brise peut suffire à une propagation rapide des flammes. Les pompiers estiment qu'un vent atteignant 30 km/h est déjà suffisant.
Mortalité accrue chez les animaux sauvages
La faune est elle aussi fortement impactée par les canicules. Les écosystèmes français ne sont pas faits pour supporter des journées à 40°C. Ainsi, les oiseaux, les petits mammifères, les reptiles et les insectes font face à des températures parfois proches de leurs limites physiologiques.
Les jeunes animaux sont particulièrement exposés. Dans les nids, la chaleur peut devenir mortelle pour les oisillons. Des centaines voire des milliers d'oiseaux peuvent mourir. De plus, les points d'eau naturels s'assèchent, obligeant les animaux à parcourir de plus longues distances pour s'abreuver.
Les insectes pollinisateurs, indispensables au fonctionnement des écosystèmes, souffrent également de ces chaleurs extrêmes. Le dépérissement des fleurs et la chaleur excessive peuvent réduire leur activité et fragiliser certaines populations. Rares sont les espèces qui restent insensibles aux effets de la canicule.
Conditions très difficiles dans les élevages
Les fortes chaleurs affectent également les animaux d'élevage. Dans les bâtiments agricoles mal ventilés, les températures dépassent rapidement les seuils de confort des bovins, des porcs ou des volailles. En cas de canicule intense et durable, la situation peut devenir critique.
Le stress thermique entraîne une diminution de l'alimentation et une dégradation de l'état de santé des animaux. Les volailles sont particulièrement sensibles : lors des épisodes caniculaires les plus intenses, une mortalité importante peut être observée malgré les efforts mis en œuvre par les éleveurs.
Rivières, lacs et mers également touchés
Les milieux aquatiques subissent eux aussi les effets de la chaleur. Lorsque la température de l'eau augmente, sa capacité à contenir de l'oxygène diminue. Les poissons et de nombreux organismes aquatiques peuvent alors se retrouver en situation d'asphyxie, notamment dans les lacs.

Dans les cours d'eau où les débits deviennent faibles, des épisodes de mortalité piscicole peuvent survenir. La chaleur peut aussi entraîner la prolifération d'algues et de cyanobactéries, ce qui dégrade la qualité des eaux et l'état de santé des espèces qui y vivent.
Les mers et les océans subissent aussi des vagues de chaleur. L'augmentation de la température de l'eau perturbe les écosystèmes marins. Certaines espèces se déplacent vers des eaux plus fraîches, modifiant les équilibres biologiques. D'autres, moins mobiles, subissent une forte mortalité.
La végétation aquatique, véritable poumon des zones côtières, est aussi affectée par une eau trop chaude. Sur le long terme, la répétition de ces épisodes de chaleur caniculaire fragilise la biodiversité marine et menace des écosystèmes entiers.