Nouvelle limite planétaire franchie : les scientifiques alertent avec une nouvelle étude
La planète Terre vient de voir être franchie une nouvelle limite planétaire, c’est du cycle de l’eau. Alors que de nouveaux travaux scientifiques étudient toutes les limites planétaires, les scientifiques tirent la sonnette d’alarme.

Nouvelle limite franchie. Et ce n’est pas une bonne nouvelle, puisque cette limite concerne l’eau douce. Il s’agit de la 6è limite officiellement franchie. En 2009, trois limites avaient été dépassées. En 2015, quatre limites. Depuis 2023, nous en sommes désormais à six. Changement climatique. Nouvelles pollution chimique. Intégrité de la biosphère. Modification d’usage des sols. Cycles biogéochimiques. Et désormais, cycle de l’eau douce. Les chercheurs s’inquiètent et alertent.
Une équipe de scientifiques internationale publie une nouvelle étude pour évaluer toutes les limites planétaires
Et même si le modèle des limites planétaires ne fait pas consensus dans la communauté scientifique au sens large, et même dans la sphère politique, la réalité environnementale est bien là. La limite de l’acidification des océans semble d’ailleurs être la prochaine limite franchie sur la liste. La chercheuse Farhana Sultana, également autrice dans le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), appelle à se rendre compte de l’urgence de la situation.
Il s’agit de la 3è évaluation effectuée pour savoir quelles limites ont été dépassées
“À la lumière de ces nouvelles désastreuses concernant le franchissement des limites planétaires, nous devons faire face à la responsabilité et aux changements nécessaires”, assure-t-elle. Mais la question des limites planétaires est posée : jusqu’à quand la Terre sera capable de faire montre de résilience ? Jusqu’à quand les Humains seront-ils en mesure de profiter de ce que la planète a à offrir, sans mettre leurs conditions de vie en péril ? Nous nous approchons dangereusement de la limite finale.
Cette méthode a ses limites, c’est la raison pour laquelle plusieurs scientifiques insistent sur l’importance de prendre du recul sur les informations liées aux limites planétaires. Les chercheurs participant à l’étude évoquent eux-mêmes les difficultés rencontrées. “Nous ne disposons toujours pas d’une théorie globale et intégrée, étayée par des observations et des études de modélisation, qui permette de déterminer le moment où l’on passe d’un niveau de risque croissant à un niveau de risque très élevé et dangereux de perte d’un état du système terrestre semblable à celui de l’Holocène”.

Farhana Sultana pointe du doigt les dérives du système capitaliste et des politiques, qui, au nom du profit, balayent d’un revers de main les dangers imminents. “La géopolitique de l’injustice environnementale planétaire démontre la nécessité de changer de système pour faire face à la dégradation du climat et à la croissance économique non durable”, alerte-t-elle, en demandant un futur durable, qui rend justice à ces systèmes qu’elles considèrent dangereux pour notre avenir.
Et d’ajouter : “en centrant les perspectives du Sud, les idéologies dominantes qui promeuvent l’hyperconsommation, la surproduction et le gaspillage sont remises en question, soulignant l’incompatibilité de la justice socio-écologique avec les paradigmes de croissance extractive et d’exploitation”. Australie, Brésil et plus récemment Portugal… La planète est en proie à un changement climatique de taille, ce qui rappelle l’urgence d’agir pour la planète.