Neige jusqu’en mai. La toute dernière prévision printanière laisse même les experts météo sans voix !

De nouveaux modèles météorologiques montrent une tendance surprenante. Au lieu d’un printemps précoce, de longues périodes froides et même des averses de neige tardives pourraient concerner l’Allemagne.
Beaucoup avaient tablé sur un début très doux, mais les modèles à long terme actuels laissent entrevoir tout autre chose. Même des météorologues expérimentés parlent d’une évolution surprenante, que l’on aurait à peine envisagée il y a encore quelques semaines. Au lieu d’une chaleur stable, c’est un schéma marqué par des retours répétés d’air froid en provenance du nord et de l’est qui se dessine.
Celles-ci pourraient entraîner des températures inhabituellement basses, surtout en mars et en partie aussi en avril. Le risque de gelées restera élevé notamment la nuit, ce qui peut influencer sensiblement la végétation. Le printemps pourrait ainsi débuter de manière nettement plus laborieuse que prévu.
Pourquoi mars pourrait soudainement prendre des allures hivernales
L’une des clés possibles réside dans la circulation à grande échelle au-dessus de l’Europe. Certains scénarios montrent une situation de blocage anticyclonique sur l’Atlantique, dirigeant l’air froid vers l’Europe centrale. Cela ne signifie pas un hiver permanent, mais des phases récurrentes avec neige ou grésil restent envisageables.

C’est surtout en altitude qu’un manteau neigeux tardif pourrait se maintenir. Pour beaucoup, cela paraît paradoxal, car les tendances à long terme pointent plutôt vers des printemps plus doux. C’est précisément ce mélange entre tendance climatique et dynamique à court terme qui entretient actuellement l’incertitude dans les prévisions.
Avril : un printemps avec des rechutes
Le mois d’avril pourrait plus que jamais mériter sa réputation de mois capricieux. Au lieu d’une douceur stable, certains modèles envisagent une alternance de journées clémentes et de retours marqués du froid. Les météorologues soulignent que ces épisodes sont souvent sous-estimés, car quelques journées douces suffisent à être rapidement interprétées comme le début du printemps.
En effet, un flux de nord-est peut à tout moment ramener de l’air plus frais. Cela accroît le risque de gelées tardives, ce qui représente un danger particulier pour les arboriculteurs. Parallèlement, les contrastes de températures favorisent plus fréquemment des averses et de brèves situations orageuses.
Neige jusqu’en mai – simple alarmisme ou scénario réaliste
Certains scénarios d’ensemble laissent même entrevoir des épisodes à caractère hivernal en mai. Il ne s’agit pas d’un temps neigeux durable, mais de courtes phases avec des averses de neige fondue qui restent statistiquement possibles. Dans les régions de moyenne montagne, cela n’aurait rien d’exceptionnel, mais après plusieurs printemps doux, la situation peut sembler inhabituelle. Les experts mettent en garde contre des titres excessifs tirés de cartes isolées. Néanmoins, une tendance à une plus grande dynamique atmosphérique se dessine, ce qui pourrait donner au printemps une impression plus fraîche que beaucoup ne l’imaginent.
Ce qui se cache derrière la prévision
Les modèles à long terme fonctionnent avec des probabilités et non avec des prévisions figées. Actuellement, des signaux liés aux températures océaniques et aux schémas de circulation semblent se superposer. Il en résulte un scénario dans lequel les périodes douces pourraient être rapidement chassées par des masses d’air froid. La possibilité d’un jet-stream ondulant, favorisant des décrochages d’air froid, apparaît particulièrement marquée. Pour l’Allemagne, cela ne signifie pas un hiver durable, mais une probabilité accrue de phases avec des températures en dessous des normales de saison par rapport aux dernières années.
Conclusion : un printemps qui pourrait en surprendre plus d’un
Reste à savoir s’il fera réellement aussi froid, mais les modèles dressent actuellement un tableau nettement différent de l’habitude. Au lieu d’un temps propice au tee-shirt dès les premières semaines, un printemps changeant et par moments frais pourrait s’imposer et ne se stabiliser que tardivement. C’est précisément cette incertitude qui rend la saison particulièrement passionnante pour les observateurs météo. Si la tendance se confirme, beaucoup pourraient percevoir le printemps 2026 comme inhabituellement long et frais, un scénario que même certains experts météo n’avaient pas anticipé ainsi.