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Goutte froide : cette dépression va-t-elle provoquer une vague de chaleur ?

Après de ce week-end, une dépression va venir s’isoler au large de la France. Selon sa position exacte, elle pourrait être à l’origine d’une nouvelle vague de chaleur la semaine prochaine…

Des conditions météo estivales voire très chaudes pourraient dominer en première décade de septembre.
Des conditions météo estivales voire très chaudes pourraient dominer en première décade de septembre.

Si l’été prend officiellement fin ce mercredi 31 août, en tous cas d’un point de vue météorologique, il est fort probable qu’il n’ait pas encore dit son dernier mot… En effet, la chaleur va se maintenir au cours des prochains jours avec des températures toujours situées au-dessus des normales de saison et ce, malgré les orages qui pourront éclater ici ou là. Mais à partir du week-end, le temps va changer avec l’arrivée d’une goutte froide, une petite dépression avec de l’air froid en altitude, qui va s’isoler à proximité du pays. Et selon son positionnement exact, les conséquences ne seront pas les mêmes

Des températures caniculaires aux portes de la France

Si cette dépression venait à stationner sur l’Atlantique, suffisamment éloignée de la France pour ne pas apporter un temps chaotique mais suffisamment proche tout de même pour qu’un flux de sud se mette en place sur le pays, les conditions pourraient ainsi rapidement devenir caniculaires. Cette situation ressemblerait ainsi beaucoup à celle vécue mi-juin avec des températures qui s’étaient emballées au-delà des 40°C dans de nombreuses régions. Pour l’heure, ce n’est pas ce scénario qui est privilégié, la majorité des modèles envisageant la dépression se positionner au large immédiat de la Bretagne. Dans ces conditions, le flux serait plutôt orienté au secteur ouest-sud-ouest avec de l’air chaud présent dans le sud et l’est et des valeurs de saison dans le quart nord-ouest.

Bien qu'en baisse sensible, les maximales resteront situées au-dessus des normales de saison ce week-end.
Bien qu'en baisse sensible, les maximales resteront situées au-dessus des normales de saison ce week-end.

Ainsi, des pointes à 30°C ou plus seraient à attendre dans les régions méridionales tandis que les maximales seraient plus proches des normales en Bretagne, vers les Pays-de-la-Loire, la Normandie ou encore dans les Hauts-de-France. En clair, si ce scénario venait à se confirmer, pas de nouvelle vague de chaleur en perspective. Il s’agirait plutôt de la poursuite d’un temps modérément chaud de l’Aquitaine à l’est et le retour à une atmosphère de saison ailleurs. Rappelons que si le risque de canicule ou de période anormalement chaude diminue en septembre, il ne devient pas nul non plus, des années comme 2006 ou 2016 pouvant en témoigner.

Gare aux orages et aux intempéries

Si la probabilité de fortes chaleurs la semaine prochaine est relativement faible, le risque d’orages parfois violents à l’inverse, devient de plus en plus fort. En effet, quand une dépression vient stationner sur l’Europe de l’ouest ou à proximité, elle vient déstabiliser la masse d’air. En conséquence, des orages vont pouvoir se développer. Si le risque sera dans un premier temps diffus, il deviendra plus fort dès ce week-end. Il conviendra alors de surveiller le risque d’intempéries en Méditerranée entre samedi et dimanche. Le Roussillon, le Languedoc, la Provence ou encore la Côte d’Azur pourraient ainsi essuyer de violents orages et des pluies intenses, avec à la clé des risques d’inondations.

La semaine prochaine, des orages quotidiens se déclareront un peu partout. Aucune région ne sera réellement à l’abri de l’instabilité qui, à cette échéance, est difficilement prévisible dans les détails. Quoiqu’il en soit, les précipitations qui se déclareront ici ou là constituent une bonne nouvelle dans le contexte de sécheresse que nous connaissons depuis plusieurs mois. La seule crainte concerne l’intensité des précipitations car des pluies trop fortes ruisselleraient sur les sols actuellement très secs et pourraient dans ce cas, générer des inondations.