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Sécheresse : déjà les premiers incendies, vers un été à hauts risques

Alors que la France connaît actuellement un mois de mai historiquement chaud et sec, voilà les premiers incendies de la saison dans des régions peu habituées ces phénomènes. Et les prévisions pour les prochaines semaines ne sont vraiment pas optimistes...

Avec une sécheresse de plus en plus présente et de plus en plus marquée dans de nombreuses régions, une autre problématique est apparue : le risques d’incendies. Alors qu’il se manifeste habituellement plutôt en été et principalement dans les régions méridionales, il est déjà d’actualité cette année et dans des zones pour le moins peu habituées. Ce fut notamment le cas ces dernières heures en Bretagne qui a ainsi connu son plus gros incendie de végétation depuis 2003 !

Plus d’une centaine de pompiers ont ainsi été mobilisés ce lundi pour maîtriser l’important feu qui a détruit quelque 25 hectares de végétation en bordure de l’autoroute A84, non loin de Rennes. La lutte a duré plus de 5 heures avant que les soldats du feu ne réussissent à circonscrire le sinistre. Selon un responsable de l’Office National des Forêts d’Ille-et-Vilaine, une partie de la faune n’a malheureusement pas survécu à l’incendie. De plus, celui-ci s’est produit à la suite de plusieurs autres feux qui se sont déclarés ces derniers jours dans le département mais aussi dans le Morbihan.

Bien que précoces, ces feux n’ont rien d’exceptionnel en raison de la sécheresse installée depuis plusieurs semaines. Selon le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), "la situation sur le front des nappes phréatiques est particulièrement préoccupante" avec des niveaux bas à très bas localement. Les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Pays-de-la-Loire, Centre-Val de Loire, Bourgogne-Franche-Comté et donc Bretagne sont particulièrement concernées. L’indice d’humidité des sols est même remarquable pour la saison, proche de son niveau historiquement bas.

Des sols secs conjugués à des températures élevées, parfois situées jusqu’à 10°C au-dessus des normales de saison, expliquent en partie ces incendies. De plus, un vent continental souffle modérément depuis plusieurs jours, ce qui assèche encore un peu plus la végétation et ce qui la rend aussi encore plus vulnérable face aux départs de feux. D’autres régions sont également concernées depuis quelques jours telles que le Languedoc, le Var ou encore la Gironde. Pour l’heure, les conséquences de ces incendies demeurent assez limitées mais la situation pourrait bien rapidement s’aggraver.

Les dernières tendances à long terme maintiennent en effet leurs scénarios plus chauds et plus secs que la normale. Cela concerne la dernière partie du mois de mai qui devrait d’ailleurs s’avérer comme le plus chaud jamais enregistré en France. Au-delà du printemps, l’été météorologique pourrait bien s’inscrire dans la continuité de ces dernières semaines. Ainsi, le trimestre juin-juillet-août s’annonce à hauts risques sur le front des incendies et pas seulement dans les régions méditerranéennes. L’ouest et le centre-est du pays pourraient ainsi bien être au cœur de l’actualité cet été…