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Pollution plastique : cette espèce pourrait bien sauver la planète !

L'invention du plastique a révolutionné le monde au XXème siècle. Mais quelques décennies plus tard, le constat est sans appel : le plastique est un fléau qui ravage notre belle planète bleue. Et si, je vous disais qu'on a trouvé la solution pour éliminer cette matière polluante ?

Plastique vs ver
Seules solutions adoptées pour lutter contre la pollution plastique : l'incinération et le recyclage mécanique.

Le plastique est un matériau polymère dérivé des combustibles fossiles. Dans cette structure polymère, il y a de petites molécules appelées additifs qui comprennent des antioxydants, des plastifiants, des colorants,... lui procurant son incroyable résistance.

Les déchets plastiques peuvent rester dans la nature pendant plusieurs décennies. Passant de l'invention miracle au cauchemar environnemental, le plastique rejette des substances toxiques pour la planète.

Dangereux pour les animaux et les humains, l'un des aspects les plus néfastes du plastique est la pollution : le rejet lent et prolongé de petits composés chimiques et toxiques dans la nature.

Des larves pour recycler le plastique naturellement :

Seules solutions adoptées jusqu'à présent pour lutter contre la pollution plastique : l'incinération et le recyclage mécanique. Ces pratiques entraînent un coût environnemental énorme ! L'élimination des polymères plastiques par la biodégradation a traditionnellement été associée à l'activité des bactéries et des champignons.

Mais seule une poignée de micro-organismes capables de décomposer certains matériaux plastiques ont été identifiée durant les 20 dernières années. De plus, les analyses montrent des résultats lents et peu efficaces.

Heureusement, la biodégradation ne se limite pas aux micro-organismes. Parmi les solutions de recyclage biologique du plastique, on peut compte sur... les larves d'insectes ! Issues de la famille des lépidoptères et des coléoptères, ces larves sont capables de décomposer les polymères plastiques résistants, tels que le polyéthylène (PE) et le polystyrène (PS).

Des vers qui brisent le polyéthylène !

C'est ce qu'a découvert involontairement Federica Bertocchini, biologiste moléculaire, spécialisée dans la biotechnologie des insectes. Apicultrice-amatrice, le vers de cire - Galleria mellonella - ravageaient ses ruches. Elle a donc décidé de les prélever en les mettant dans un sac en plastique commun issu du commerce.

Vers de cire
Le ver de cire est capable de dégrader les plastiques les plus résistants !

Elle a retrouvé le sac pleins de trous ! Pour confirmer cette hypothèse, les chercheurs ont analysé le plastique après contact avec l'invertébré. C'est ainsi qu'ils ont découvert sa capacité à dégrader le plastique. Ces larves lépidoptère peuvent dégrader le PE en 40 minutes suivant l'exposition ! Soit bien plus rapidement que les bactéries et autres champignons.

Actuellement, les scientifiques s'intéressent aux diverses possibilités concernant la capacité de larves de lépidoptères à biodégrader le plastique. Ils souhaitent comprendre si cette capacité peut être attribuée à des bactéries dans l'intestin ou au ver lui-même.

Comprendre le processus responsable de la dégradation du PE dans le ver de cire permettra aux chercheurs de développer des outils biotechnologiques pour lutter contre cette menace planétaire.