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Le printemps, ce n’est pas pour tout de suite !

Le thermomètre semble n'en faire qu'à sa tête dans l'Hexagone ces jours-ci avec des températures bien en dessous des valeurs de saison. A quand le printemps ? Il va falloir être encore un peu patient.

Virginie Hilssone Virginie Hilssone 21 Mars 2018 - 15:25 UTC
Le printemps, ce n’est pas pour tout de suite !
Le printemps, ce n’est pas pour tout de suite !

Le printemps calendaire a officiellement débuté ce mardi 20 mars, à 17h15, période de l’année associée généralement à l’arrivée des beaux jours et au réveil de la nature. Et après plusieurs jours de froid polaire, dès ce jeudi 22 mars, le redoux devrait enfin se généraliser en France même si la remontée des températures restera dans un premier temps très poussive.


Une bonne nouvelle qui devrait tout de même redonner le sourire aux Français après plusieurs jours marqués par un temps glacial et neigeux : plusieurs records de froid ont été battus dimanche 18 mars avec 0°C à Lille (Nord) et -1°C à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Ce mardi 20 mars, le mercure affichait encore des températures largement négatives avec près de -5 degrés à Langres, -4.8 à Nancy, -3.5 à Reims et -3 degrés à Creil au lever du jour.


Temps très instable


Mais le temps va-t-il dorénavant reprendre des allures de saison avec le retour d’une belle luminosité et des températures de saison ? Pas dans l’immédiat. Pour les 10 prochains jours (échéance maximum pour la fiabilité des prévisions), le flux restera orienté au secteur ouest et l’air plus océanique favorisera la pluie, ce qui ne donnera pas un temps propice aux balades au grand air. Il n’y a donc pas de période de temps ensoleillé stable en prévision durant cette période.


L’anticyclone restera sur les Açores avec une petite poussée prévue en fin de semaine prochaine qui pourrait nous apporter quelques belles éclaircies sur les régions de l’ouest. Ailleurs, les giboulées n’auront pas dit leur dernier mot ! Si aucun coup de froid comparable à celui que la France vient de vivre est envisagé, les températures vont connaître de fortes fluctuations. Elles redeviendront proches des valeurs de saison pour ce prochain week-end et se maintiendront jusqu’à mercredi prochain avant de connaître une petite baisse pour la fin de semaine suivante tout en restant positives.


Mars, le mois de tous les extrêmes


Si un redoux est prévu dès cette semaine, nous ne sommes jamais à l'abri d'une rechute brutale en toute fin mars et même début avril. Ces mois marquent le passage (non linéaire) entre la fin de l’hiver et le début du printemps, période où tout est possible et les transitions brutales. La preuve en est, le thermomètre a chuté de 10 degrés en trois jours à peine, repassant sous la barre des zéros le dimanche 18 mars, alors qu’il affichait près de 25 degrés dans les Hautes-Pyrénées huit jours auparavant.


Cette période de l’année est souvent synonyme de conflits de masses d’air entre de l’air chaud qui commence à remonter de la Méditerranée et les descentes d’air froid polaire venues du nord-est, à l’image de la fameuse vague de froid Moscou-Paris qui avait déferlé sur la France fin février, ou encore de Scandinavie, comme c’est le cas ces derniers jours. Rien d’exceptionnel, il suffit de remonter dans les archives pour se souvenir qu’en 1980, il avait fait seulement 2.4 degrés à Paris la première semaine du printemps alors qu’on avait enregistré 23.8 degrés à cette même période en 1989. En 2008, 15 cm de neige étaient tombés en Picardie le 7 avril et en 2010 les rues de Carcassonne avaient aussi bien blanchi au mois de mai tout comme à Tours en 1997. En 1945, le 1er mai avait même vu 10 cm de neige tomber sur Paris.

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