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Fortes chaleurs et canicule : quels risques pour la fin de l’été ?

Après la canicule exceptionnelle qui a touché la semaine dernière plusieurs pays méditerranéens, débordant jusque dans le sud-est de la France, doit-on craindre de nouveaux épisodes de fortes chaleurs d’ici la fin de l’été ? Éléments de réponse dans cet article.

L'arrière-saison estivale pourra-t-elle apporter son lot de chaleur au cours des prochaines semaines ?
L'arrière-saison estivale pourra-t-elle apporter son lot de chaleur au cours des prochaines semaines ?

Alors que les trois quarts du pays ont connu jusqu’à présent un été assez capricieux avec peu de jours de chaleur et un ensoleillement déficitaire, le sud-est sort quant à lui d’une période de canicule avec plus de 40°C à l’ombre. Depuis, les températures ont baissé mais l’été n’est pour autant terminé, il se poursuit jusqu’au 31 août d’un point de vue météorologique et même jusqu’au 21 septembre sur le calendrier. Des épisodes de fortes chaleurs voire de canicule peuvent-ils ainsi à nouveau se produire ou au contraire, le mercure a-t-il déjà basculé en automne ?

Hausse des températures en fin de semaine, nouvelle baisse dès dimanche

Si l’ambiance est encore automnale dans l’ouest et le nord du pays en ce milieu de semaine, l’anticyclone s’apprête à regonfler, annonçant une fin de semaine plus clémente. Le soleil sera ainsi de retour dans la plupart des régions avec des températures en nette hausse. Vendredi après-midi, les valeurs retrouveront (enfin) un niveau de saison et donc estival avec 26°C à Strasbourg, 27 à Paris, Nantes et Dijon, 28 à Lyon, Bordeaux et Agen, 30 à Toulouse et Perpignan ou encore 32°C à Nîmes. Samedi, un pic de chaleur est même attendu du sud-ouest aux régions de l’est avec les 30°C souvent approchés ou dépassés, jusqu’à 33-34°C en vallée du Rhône. Mais déjà, les températures baisseront dans le nord-ouest avec le retour des nuages et des averses qui finiront par traverser le pays dimanche. En fin de week-end, seul le sud-est conservera un temps chaud et ensoleillé.

La semaine prochaine, la météo sera une nouvelle fois très changeante avec un contraste nord-sud assez marqué. Nuages et averses se succéderont de la Manche au nord-est alors que le soleil dominera de l’Atlantique au sud-est. Sans surprise, les températures seront également très différentes d’une région à l’autre avec une moyenne de 24°C au nord mais de 28°C au sud. Il fera ainsi rarement plus de 20 à 22°C de la côte normande aux Flandres et des Ardennes à l’Alsace alors que les 30°C seront atteints voire dépassés en Nouvelle-Aquitaine, en Occitanie et dans les régions méditerranéennes.

Carte des températures prévues mardi après-midi
Carte des températures prévues mardi après-midi

Ce contraste pourrait se maintenir entre les derniers jours d’août et le début du mois de septembre, à l’image de cet été finalement avec un anticyclone des Açores en retrait, laissant passer ponctuellement des dépressions sur le nord-ouest de l’Europe. Au gré de leur circulation, les nuages seront parfois nombreux au nord, apportant également de temps en temps de la pluie et des averses. Pas de longue période calme et chaude en perspective donc, pour les régions septentrionales au moins

Des chaleurs tardives de plus en plus fréquentes

À court et moyen terme, le risque de vague de chaleur ou de canicule est donc très faible cette année mais le mois de septembre n’a peut-être pas dit son dernier mot. Ces dernières années, les pics voire les vagues de chaleur ont été fréquents en septembre. Et pas plus tard que l’année dernière ! Du 12 au 20 septembre 2020, un épisode de chaleur historique concerne quasiment tout le pays avec de nombreux records mensuels battus. Avec une moyenne nationale de 33,4°C, l’après-midi du 14 devient même le plus chaud jamais observé en France au cours d’un mois de septembre. Le seuil de très forte chaleur est atteint jusque dans les Hauts-de-France avec 35°C à Lille tandis que le seuil de chaleur (30°C) est franchi dans le Finistère avec 31,3°C à Landivisiau, une valeur qui n’a d’ailleurs toujours pas été atteinte dans cette ville en 2021 !

Même constat, sans être aussi exceptionnel, du 13 au 17 septembre 2019, du 9 au 13 septembre 2018, début septembre 2013, fin septembre 2013 ou encore du 7 au 9 septembre 2012. Plus globalement depuis le début des années 2000, une augmentation de la fréquence de ces épisodes de chaleur tardifs est observée. Ce phénomène, directement lié au réchauffement climatique selon les spécialistes, pourrait devenir de plus en plus intense, se poursuivant même jusqu’au mois d’octobre. Après l’automne en été, l’été en automne ?