Quel est le bilan des forêts urbaines promises à Paris, une des capitales les moins boisées d'Europe ?

La maire de Paris, Anne Hidalgo, promettait en 2020, la naissance de quatre forêts urbaines pour lutter contre le manque de verdure dans la capitale française. Ces projets ont-ils vu le jour ? Est-ce suffisant pour lutter contre le changement climatique ?

La ville de Paris continue de végétaliser ses espaces pour participer à la lutte contre le réchauffement climatique.
La ville de Paris continue de végétaliser ses espaces pour participer à la lutte contre le réchauffement climatique.

Paris manque de verdure et d'espaces verts. Avec seulement 14 % de sa surface boisée (si on ne prend pas en compte les bois périphériques de Boulogne et de Vincennes), Paris est une des capitales les moins boisées d’Europe. La ville a donc décidé de remédier en partie au problème en proposant la création de forêts urbaines, quatre en tout.

Il est en effet plus que jamais nécessaire d'augmenter le nombre d'arbres dans la capitale française, notamment pour faire face aux périodes caniculaires. La Maire de Paris, Anne Hidalgo, s’était donc engagée à planter 170 000 arbres entre 2020 et 2026. Qu'en est-il aujourd'hui ?

Un projet de quatre forêts urbaines dans Paris

Les sites concernés sont la place de Catalogne terminée en juin 2024, le bois de Charonne (septembre 2024), le parvis de l’Hôtel de Ville (juin 2025) et enfin l’inauguration de la quatrième forêt sur la place du Colonel-Fabien étant prévue pour début 2026.

Chaque site avait pour but de reverdir les espaces, piétonniser, voire faire place à des pistes cyclables, le tout à l'ombre de dizaines d'arbres. La place de Catalogne a par exemple vu ses pavés disparaître sous 4 000 mètres carrés de végétalisation, avec la plantation de 470 arbres correspondant à 16 espèces différentes, soit une densité de 12 arbres pour 100 m2, complétés par la plantation de 1 200 arbustes.

Le projet a voulu des forêts urbaines plus « naturelles » en privilégiant des essences de boisement indigènes au Bassin parisien ou à la France hexagonale tout en réduisant la part des espèces exotiques.

Place de Catalogne, près de 60 % des arbres de la forêt urbaine correspondent à des essences indigènes du Bassin parisien. Certains pensent qu'il aurait fallu davantage d'essences subméditerranéennes pour tester leur adaptation aux conditions climatiques des prochaines décennies.

Quel est l'objectif pour le futur de la ville ?

Ces forêts urbaines doivent s'inscrire dans un projet de continuité, marquer le début d'une végétalisation à plus grande échelle de la ville afin de mieux adapter ces espaces urbains aux futurs défis des décennies à venir, et mieux lutter contre le réchauffement climatique et les épisodes caniculaires.

Références de l'article :

The Conversation, Quel bilan pour les nouvelles « forêts urbaines » de la Ville de Paris ?

Paris.fr, site de la ville de Paris, Une forêt urbaine pour la place du Colonel Fabien