Coupe du monde de football 2026 : fortes chaleurs, orages, la météo va-t-elle poser problème ?

Les fortes chaleurs et les orages vont-ils poser des problèmes aux joueurs et aux spectateurs de la Coupe du monde de football 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Mexique et au Canada ?

Ballon officiel Coupe du monde 2026 football FIFA
Le ballon officiel de la Coupe du monde de football 2026, organisée par la FIFA aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada du 11 juin au 19 juillet prochains. Photo katatonia - stock.adobe.com.

Le Mondial 2026 de football, organisé par la FIFA du 11 juin au 19 juillet prochains dans 3 pays différents (États-Unis, Mexique et Canada) suscite déjà des inquiétudes face au risque imposé par la météo aux joueurs et aux supporters. Quelles mesures seront prises pour faire face aux fortes chaleurs et aux orages, alors que tous les stades ne sont pas forcément ultra-modernes ?

Six villes hôtes "à haut risque"

Dans le stade SoFi Stadium très moderne d'Inglewood, dans le comté de Los Angeles, aux États-Unis, une quinzaine de ventilateurs de plus de 2 mètres de haut sont déjà prêts cet hiver, en attendant le début de la compétition dans 5 mois. Dès que la température dépassera les 26,7°C, ces sortes de brumisateurs géants seront déployés, pour que les 70.000 spectateurs en ébullition pour les 8 matchs prévus dans l'enceinte puissent profiter du spectacle sans risque.

Par ailleurs, un toit garantissant de l'ombre aux spectateurs sera installé à 45 mètres au-dessus de la pelouse, avec sur les côtés du stade de larges ouvertures permettant à l'air océanique de circuler dans ce stade non climatisé, contrairement aux stades de la précédente Coupe du monde organisée au Qatar en décembre 2022.

Mais les 15 autres stades du tournoi ne sont pas tous aussi modernes, et le climat n'y est pas aussi favorable qu'en Californie du Sud, où la chaleur est plutôt sèche. Selon une étude publiée dans le Journal International de la Biométéorologie, 6 villes hôtes font craindre un risque sérieux pour la santé des joueurs, des spectateurs et des arbitres : Monterrey, au Mexique, et Miami, Kansas City, Boston New York et Philadelphie, aux États-Unis.

La problématique principale est la chaleur extrême, combinée à un taux d'humidité important : en 2025, ces villes ont pu connaître des températures supérieures à 35°C au thermomètre mouillé, autrement dit "la limite de l'adaptation humaine à la chaleur", selon le rapport "terrains en péril" de l'association "Football for future".

Des "pauses fraîcheur", voire des reports ?

Alors qu'elles étaient auparavant conditionnées à la météo, les "pauses fraîcheur" seront désormais automatiques à la prochaine Coupe du monde, a décidé la FIFA. Les publicitaires sont évidemment ravis, mais l'essentiel reste que les joueurs et arbitres puissent se rafraîchir pendant 3 minutes à la moitié de chaque mi-temps. Les matchs se joueront donc en quarts-temps, un dispositif inédit.

Dans les zones à risque de fortes chaleurs, les matchs se joueront plutôt en début de soirée, alors que les stades climatisés de Dallas, Houston et Atlanta accueilleront les matchs en pleine journée. Néanmoins, le syndicats des joueurs Fifpro souhaiterait le report des matchs en cas de température supérieure à 28°C au thermomètre mouillé (prenant en compte la température et l'humidité).

La France n'est d'ailleurs pas épargnée, puisqu'elle jouera ses matchs de poule à 15h à New York et Boston, et 17h à Philadelphie. L'inquiétude monte aussi chez les groupes de supporters, puisque contrairement aux joueurs en pleine forme physique, certains possèdent des facteurs de comorbidité face à la chaleur (diabète, obésité, etc.).

Certains chercheurs pointent les besoins de circulation de l'air, de zones d'ombre et d'hydratation dans des stades composés de béton, d'asphalte et de métal, insufflant encore plus de chaleur. L'autre risque à ne pas négliger sera celui des orages, dans des zones souvent soumises à des phénomènes violents et des tornades. La "prévention" sera de mise, insiste l'institut de météorologie américain (NWS), qui travaillera en étroite coordination avec la FIFA, avec des systèmes de traduction pour les étrangers.

Référence de l'article :

Sud Ouest. Coupe du monde de foot 2026 : des craintes de chaleur extrême, un Mondial à risque pour joueurs et supporters ?