Comment expliquer l'envolée de la sardine en boîte ?
Nouvel aliment chouchou des réseaux sociaux, la sardine voie sa côte de popularité s'envoler. Une tendance qui se confirme dans les supermarchés.

La nouvelle star de l'été, c'est la sardine en boîte. Avouons-le : elle a de quoi séduire. D'abord, la boîte en elle-même est super design : légère et pratique à transporter partout, joliment décorée pour certaines et avec ce son « poc » d'ouverture qui satisfait nos oreilles et nous met l'eau à la bouche, jusqu'au pliage final du couvercle en métal, presque esthétique. On peut même manger les sardines directement dans la boîte avec une fourchette comme le font certaines influenceuses devenues accros du petit poisson bleu.
L'un des piliers du régime méditerranéen
Ensuite, c'est une excellente source d'oméga-3 et l'un des piliers du régime méditerranéen aux côtés du thon, du saumon et du maquereau. La sardine est riche en protéines complètes, en calcium grâce à ses arêtes comestibles, en vitamine D et en vitamine B12. Et comme c'est un petit poisson, elle accumule également moins de métaux lourds que le thon ou le saumon.
Les sauces, saumures et huiles dans lesquelles les sardines sont conservées jusqu’à dégustation jouent un rôle primordial dans le développement de leurs arômes. Certaines maisons n’hésitent pas à les choisir avec soin, en privilégiant par exemple les huiles d’olives vierges extra.

Pour Jimmy Mohamed, médecin généraliste, chroniqueur et animateur de télévision, la sardine est un « super aliment santé peu coûteux ». Face à une inflation galopante, le petit prix de la sardine en fait un aliment accessible, même pour les plus petites bourses. Selon les nutritionnistes, on peut en consommer deux à trois fois par semaine.
Un aliment qui conserve !
Quant à sa prétendue vertu beauté clamée sur les réseaux sociaux, elle est liée aux acides gras oméga-3 réputés pour leurs bienfaits sur la peau. Manger des sardines peut faire office de « mécanisme préventif », indique Shira Wieder, médecin au Montefiore Einstein et professeure adjointe de dermatologie à l’Albert Einstein College of Medicine. En effet, cela ne rend pas la peau plus belle, mais peut aider à sa conservation. Dans le cas des taches pigmentaires, par exemple, manger des sardines « ne va pas inverser une pigmentation déjà installée, mais peut potentiellement aider à prévenir une pigmentation supplémentaire causée par les UV », précise la spécialiste.
Des rayons en rupture de stock
L'engouement pour la sardine sur les réseaux sociaux se confirme dans les ventes des supermarchés. Selon NielsenIQ, cabinet d’études de marché, cité par France Info, les ventes de sardines en conserve ont bondi de 11 % en France en un an. Chez Chancerelle, conserverie bretonne fondée en 1828 et propriétaire de la marque Connétable, l’une des plus anciennes conserveries de poissons encore en activité dans le monde, la hausse atteint 21 % en valeur sur 12 mois. Sur les dernières semaines de mai 2026, le pic s’accentue encore : entre 20 % et 30 % de demandes supplémentaires par rapport à l’année précédente.
Les rayons sont même régulièrement en rupture de stock. « On essaye de fabriquer au maximum de ce que l’on peut, mais parfois, il n’y a pas de sardines puisqu’on travaille de la matière première fraîche », explique Caroline Hilliet Le Branchu, présidente Directrice Générale de La Belle-Iloise, sur France Info.
Si le thon reste le poisson le plus consommé par les Français, il pourrait bien se faire rattraper par la sardine. Selon le Syndicat français des conserveries de poisson, le thon caracolait jusqu’ici en tête des ventes, consommé par 88 % des Français, suivi des sardines (75 %) et du maquereau (62 %).