Le sable du Sahara envahit de nouveau le ciel de France !

Pour la 3ème fois en un mois, des poussières venues du Sahara ont parcouru plusieurs milliers de kilomètres pour gagner le ciel de France qui a ainsi retrouvé un aspect laiteux et brumeux. Et ce n'est pas terminé...

Et de 3 ! Avec l'installation d'un flux de secteur sud apportant d'ailleurs une douceur printanière en cours de journée, un nuage de sable en provenance du Sahara a gagné une grande partie de l'Europe de l'ouest et donc de la France et ce, pour la 3ème fois depuis le début du mois de février. Si les deux premiers épisodes ont été remarquablement intenses, celui-ci est moins important et ses conséquences s'avèrent moins visibles puisqu'aucune précipitation n'étant d'actualité, le sable n'est pas retombé au sol, ne salissant donc pas les véhicules ou les piscines.

Ce nouvel épisode s'est mis en place en début de semaine, lorsque le vent a pris une direction plein sud. Ce nuage de poussières sahariennes a gagné la plupart des régions au cours de la journée de mardi et persistera encore ce mercredi, en étant plus marqué entre les Pyrénées et le flanc est du pays, en passant par l'Auvergne, la vallée du Rhône, l'Occitanie et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Seule la Corse est véritablement épargnée par ce nuage de sable, le vent de sud-est dans cette région repoussant les particules vers le continent.

Dès ce mardi, une couleur ocre voire jaunâtre a ainsi envahi l'ouest et le sud-ouest du pays, de la Bretagne jusqu'à la chaîne pyrénéenne, parfois doublée de brumes. En dehors d'un bleu nettement moins soutenu dans le ciel de ces régions, les conséquences n'ont pas été visibles au niveau du sol, à l'inverse des épisodes précédents. Il faut en effet des pluies pour que le sable soit rabattu vers le sol, ce qui n'est pas le cas cette semaine avec la présence de conditions anticycloniques. Il a néanmoins pu se déposer localement en altitude, notamment sur le manteau neigeux pyrénéen.

Une autre conséquence, particulièrement importante celle-ci, concerne la qualité de l'air. Car si cette ambiance saharienne peut parfois paraître surréaliste, ces nuages de poussière ont également apporté avec eux des particules fines à des niveaux de concentrations très élevés. Dans ces conditions, les personnes souffrant de difficultés respiratoires doivent être vigilantes et la pratique du sport en extérieur doit être davantage espacée. Une amélioration de la qualité de l'air est attendue à partir de jeudi, avec l'arrivée d'une masse d'air plus océanique et d'un vent de nord-ouest dispersant l'ensemble des polluants présents dans l'atmosphère.

Ces phénomènes ne sont pas nouveaux. Ils se produisent en moyenne plusieurs fois par an, le plus souvent au printemps et donc au cours des mois de mars ou avril. Cette année, ces épisodes sont néanmoins précoces mais aussi intenses et rapprochés, ce qui les rend assez remarquables. Aucune nouvelle arrivée de sable saharien n'est pour l'heure prévue avec des conditions anticycloniques et dépressionnaires alternant jusqu'à la mi-mars au moins et l'absence de flux de sud sur notre pays.