La sécheresse s'aggrave en France et menace les cultures
Avec la chaleur et le manque de pluie, la sécheresse des sols continue de s'accentuer à l'échelle de la France, ce qui n'est pas sans conséquences sur les cultures dans de nombreuses régions.

La sécheresse des sols devient particulièrement importante à l'échelle de la France en ce début d'été avec des conséquences de plus en plus marquées sur nos cultures.
Une sécheresse marquée
Si l'hiver 2025-2026 s'est montré particulièrement humide sur notre pays, le printemps 2026 fut au contraire très sec. Excepté durant la première quinzaine de mai, les précipitations ont été largement déficitaires à l'échelle de la France durant le printemps, celui-ci se classant comme l'un des 10 printemps les moins arrosés en France sur la période 1959-2026 avec un déficit de précipitations de 30%.
Au manque de précipitations s'ajoute en plus la chaleur excessive, particulièrement récurrente sur notre pays depuis la canicule exceptionnellement précoce de la fin du mois de mai, une situation qui a pour effet d'engendrer un assèchement de plus en plus marqué des sols sur de très nombreuses régions.
À la fin du mois de juin, la #sécheresse est généralisée à lensemble du territoire hexagonal et de la Corse avec une humidité des sols superficiels proche de
— Mystere Météo (@MystereMeteo) July 3, 2026
celle de 2022 ou 2025 à la même période https://t.co/gL4Zh3GeAp pic.twitter.com/o63Gkrxryb
Au 27 juin dernier, les sols se rapprochaient ainsi de leur niveau le plus sec observé depuis le début des relevés de ce type sur l'Alsace, l'Aquitaine, l'Auvergne, le Limousin et la région Midi-Pyrénées. À l'échelle du pays, la situation des sols en ce début juillet est similaire à celle des grands épisodes secs historiques depuis le début des mesures en 1959, et aucune pluie significative n'est pour le moment prévue dans les prochaines semaines.
Des cultures de plus en plus touchées
La situation de sécheresse des sols est ainsi de plus en plus inquiétante à l'échelle du pays, et ce de façon très précoce, ce qui n'est pas sans conséquence sur nos cultures. Les sols sont en effet rendus durs par le manque d'eau et les cultures ont le plus souvent été brûlées par les températures anormalement élevées de la fin du mois de juin, ce qui annonce de mauvaises récoltes pour les prochains mois.
Pour le maïs par exemple, la phase de la floraison la plus critique se situe durant le mois de juillet. Or, cette phrase de floraison a besoin d'un climat plutôt tempéré avec de l'eau et des températures sans excès pour être efficace.
Avec la situation actuelle des sols, le temps majoritairement sec étant prévu de persister dans les prochaines semaines et les températures de nouveau caniculaires concernant notre pays, de lourdes pertes sont attendues dans les prochaines semaines au niveau des cultures de maïs.
Les pertes se sont déjà montrées colossales à l'échelle de l'Hexagone avec la dernière canicule du mois de juin. On a par exemple observé une perte de 50% de rendement pour les jeunes pousses de carottes ou encore 20% dans l'arboriculture. Une situation qui n'avait pas été vue en France depuis 23 ans, consécutive à un assèchement extrêmement rapide des sols sous l'effet de la chaleur excessive et du temps très sec de la fin du mois de juin.
La sécheresse devient majeure. Les canicules de mai et juin ont complètement asséché nos sols : dans le centre de la France, il n'y a plus d'eau sur l'intégralité de la colonne. Rien. Nada.
— Dr. Serge Zaka (Dr. Zarge) (@SergeZaka) July 3, 2026
Sur les 30 premiers centimètres, il n'y a plus rien sur l'intégralité de la France. Cette pic.twitter.com/u8P78TkXkL
Si la sécheresse persiste, les cultures d'été (notamment le maïs et le tournesol) pourraient subir des baisses de rendement particulièrement marquées d'ici le début de l'automne, tandis que des pluies significatives dans les prochaines semaines limiteraient une partie des dégâts.
Néanmoins, les prévisions à long terme sont loin d'être encourageantes et vont pour le moment dans le sens d'un temps très sec et chaud persistant sur notre pays dans les prochaines semaines. Si la sécheresse n'a pas encore atteint l'intensité de celle de 1976, notamment grâce à un hiver humide ayant permis une bonne recharge des nappes phréatiques, la dégradation rapide des conditions fait désormais peser une réelle menace sur les cultures françaises.
Référence de l'article
France Info. (2026). "Il n'y a rien à récolter" : la canicule et la sécheresse menacent les terres et les cultures.