Des sols de moins en moins artificialisés en Ile-de-France, une bonne nouvelle pour la nature ?
Depuis le début des années 1980, c'est la première fois que si peu de surfaces naturelles auront été urbanisées pendant la période 2021-2025 en Ile-de-France, selon l’Institut Paris Région. Le défi ? Adapter les territoires franciliens aux enjeux de la transition énergétique et de l’économie circulaire.

Chaque année, la France perd 20 000 à 30 000 hectares d'espaces naturels. Mais depuis le début des années 1980, jamais les sols naturels, agricoles et forestiers n'auront été aussi peu consommés. C'est ce que met en avant un rapport de l’Institut Paris Région (IPR), l’agence d’urbanisme et d’environnement francilienne, publiée le jeudi 29 janvier.
« La consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF) a atteint, entre 2021 et 2025, son rythme le plus faible jamais observé en Île-de-France. Avec en moyenne 554 hectares consommés par an, c’est 34 % de moins par rapport à la période 2017-2021 ou -28 % en comparaison de la période 2012-2021. »
De nouvelles innovations en Ile-de-France
Cette première annonce est issue du millésime 2025 du Mode d’occupation du sol (Mos) qui accompagne la mise en œuvre du schéma directeur de la région Île-de-France environnemental (SDRIF-E) et de l’objectif Zéro artificialisation nette. Il s'inscrit dans le projet de la loi "climat et résilience" du 22 août 2021 qui a posé un objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) des sols d'ici à 2050.
La région y souligne la mise en place d'importantes innovations comme « l’exploitation de données satellitaires » pour un suivi plus régulier de la consommation d’espace, « une granularité renforcée » pour une meilleure connaissance des espaces publics et des transports, et enfin « une nomenclature enrichie afin de mieux qualifier les emprises dédiées à la gestion des ressources. »
Un projet de sobriété foncière
Depuis 1982, l’agence d’urbanisme de l’Institut Paris Région prend tous les quatre ans une photo qui documente la manière dont est utilisé l’espace francilien. La parcelle est-elle boisée, urbanisée, en friche, des logements y sont-ils construits, de quel type, est-elle traversée par le train, etc.
Ce nouveau millésime du Mos introduit aussi le poste « Gestion des ressources », destiné à suivre l’adaptation des territoires franciliens face aux enjeux de la transition énergétique et de l’économie circulaire, notamment les espaces dédiés « à la production et à l’assainissement de l’eau, à la production et à la distribution d’énergies ainsi qu'à l’extraction, au tri, à la valorisation et au stockage des matériaux et des déchets. »
Références de l'article :
Institut Paris Région, Nouveau Mos 2025 : l’Île-de-France s’ancre dans sa trajectoire ZAN
Le Monde, L’Ile-de-France n’a jamais aussi peu artificialisé ses sols