Début mai froid et perturbé : cela va-t-il durer ?

Ce début mai est marqué par des conditions hivernales sur l’ensemble du pays. La liste des records de froid est longue. Le printemps va-t-il enfin réussir à s’installer ces prochains jours ?

Johanna Castelle Johanna Castelle 09 Mai 2019 - 02:00 UTC
Neige
Dimanche 5 mai : la neige est tombée sur les frontières de l'est à basse altitude.

Le dicton « en mai fait ce qu’il te plaît » aura été bien mis à mal ! Il est vrai que ce début de mois aura été très agité, accompagné de températures hivernales. Ce premier week-end de mai a affiché des températures jusqu’à 10°C en dessous des normales de saison. Samedi 4 mai, le froid s’est installé avec une moyenne en journée de 10°C au nord et 15°C au sud. A cette période de l’année, il devrait en faire 17/18°C au nord et plus de 20°C au sud… On n’en était loin ! Et pour ne rien arranger, le froid s’est amplifié dimanche 5 mai et lundi 6 mai donnant lieu à des records de froid datant pour certains de 50 ans, voire plus.

Des records de froid qui n’en finissent pas !

Dimanche dernier a signé le retour des gelées matinales, de quoi surprendre les lève-tôt. On a recensé -0,2°C à Brest (ancien record 0°C en 1979), 0,3°C à Auch dans le Gers (ancien record 0,5°C en 1997) ou encore 2,9 °C à Biscarrosse (ancien record 3,8°C en 1975). Après une nuit dégagée, les températures sont descendues de plus belle lundi matin 6 mai avec des gelées quasi-généralisées. La liste des records de froid pour un mois de mai s’allonge au grand dam de la végétation et des cultures. Dans les Alpes, on a pu observer -6,9°C à Barcelonnette (ancien record -6,5°C en 1979). Les autres régions n’étaient pas en reste avec notamment -1,2°C à Saint-Girons dans l’Ariège (ancien record -1,1°C en 1960) ou encore -2,4°C à Beauvais dans l’Oise (ancien record -2,2°C en 1957).

Ce froid s’explique par une descente d’air polaire en provenance de l’Arctique. Samedi 3 mai, un anticyclone était positionné sur l’Atlantique et une dépression était installée sur l’Europe. Cette disposition a laissé place à un couloir d’air froid qui s’est engouffré sur la France sans avoir le temps de se réchauffer. Ainsi, ce flux de nord est à l’origine de la chute des températures et des gelées du week-end et lundi derniers. Les températures ont ainsi été dignes d’un mois de fin février ou début mars. Si nous avons connu un mois de février estival, le mois de mai a bien mal commencé avec ses allures hivernales. De quoi en perdre le fil des saisons.

Vers une amélioration ?

Cette semaine le printemps se fait encore désirer. Ce début de semaine a été marqué par l’arrivée d’une virulente dépression située sur l’Atlantique et se dirigeant vers l’Europe. Nous avons ainsi basculé dans un flux d’ouest océanique qui nous a donné beaucoup d’humidité dès mardi dernier par le nord-ouest. Cette dépression stagne au-dessus de notre pays et continuera de nous apporter des perturbations jusqu’à samedi prochain. Hier, nous avons pu faire les frais d’une perturbation assez active qui a traversé tout le pays d’ouest en est. Seule petite consolation, le mercure évolue favorablement dans ce flux d’ouest, malgré un niveau encore en-dessous des valeurs de saison.

Amélioration
Une amélioration semble se profiler dès dimanche sur l'ensemble des régions.

Encore un peu de courage et de patience… Dimanche 12 mai, l’anticyclone devrait regonfler par l’ouest et le sud du pays et repousser toutes les dégradations vers les frontières de l’est. Ainsi, le soleil devrait s’imposer sur les trois quarts du pays. Cette tendance pourrait se poursuivre la semaine prochaine avec l’anticyclone toujours présent sur le pays. Les hautes pressions feront ainsi barrage aux perturbations en provenance de l'Atlantique. Dans ces conditions, le ciel devrait s’annoncer très lumineux et ensoleillé sur l’ensemble de la France. Le mercure regagnera à priori des valeurs de saison. Nous pourrions enfin profiter d’un mois de mai digne de ce nom !

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