Confinement : le ciel n’a jamais été aussi bleu en Asie !

Les mesures du confinement liées à l’épidémie de coronavirus ont concernées ces dernières semaines plusieurs villes d'Asie du Sud, avec en conséquence un ciel particulièrement bleu et des montagnes lointaines comme l'Himalaya visibles pour la première fois depuis des années.

Dans la capitale indienne, New Delhi, un ciel aussi bleu n'avait pas été observé depuis des décennies.
Dans la capitale indienne, New Delhi, un ciel aussi bleu n'avait pas été observé depuis des décennies.

La pandémie mondiale provoquée par le COVID-19 a eu un effet remarquable sur les niveaux de pollution atmosphérique un peu partout dans le monde. Les mesures des gaz et particules polluants ainsi que les images satellites ont mis en évidence l'impact soudain du confinement imposé aux nations. En effet, certains experts pensent que les restrictions de déplacements pourraient sauver plus de vies grâce à une meilleure qualité de l'air que les celles épargnées par le coronavirus grâce au confinement.

Des pays à l’arrêt, une pollution en diminution

Certaines parties de l'Asie du Sud ont probablement connu l’évolution la plus importante des niveaux de qualité de l'air. Le 25 mars, le Premier ministre indien Narendra Modi a littéralement confiné l'Inde en l’espace d’une nuit et un exode impressionnant s’en est suivi avec des centaines de milliers de travailleurs migrants tentant de quitter les grandes villes.

Quelques semaines plus tard, les villes indiennes sont devenues étrangement calmes par rapport à leur norme bruyante habituelle. Dans la capitale, New Delhi, il n'y a plus de vols, plus de trains de voyageurs, plus de taxis et peu d'industries qui fonctionnent.

Cela a ainsi entraîné la baisse la plus importante des émissions polluantes dans cette ville souvent classée comme la plus polluée du monde et plus largement dans tout le pays. Les niveaux de particules (PM10) ont chuté jusqu'à 44% au cours des 24 premières heures de confinement dans la mégalopole.

Ciel bleu le jour, ciel étoilé la nuit

Asha Fullonton, spécialiste de l’environnement à New Delhi, confirme ces informations selon lesquelles le ciel n'a pas été vu avec cette nuance de bleu depuis au moins une décennie.

"Je n'ai jamais vu un ciel comme celui-ci à Delhi, c'est tellement agréable", dit-elle. "Depuis le début du confinement, on a l'impression de vivre dans un petit village côtier et pas dans la ville la plus polluée du monde !"

En plus de la couleur du ciel en journée, les étoiles peuvent également être vues la nuit depuis la capitale, un concept qui aurait été considéré comme absurde il y a seulement quelques mois.

L'Himalaya visible pour la première fois en 30 ans

Selon le magazine India Today, au 27 mars, l'indice de la qualité de l'air (AQI) s'était amélioré de 33% en moyenne sur l’ensemble du territoire indien. À Bhiwadi, une plaque tournante industrielle de l'État du Rajasthan, est passé d'un AQI moyen de 207 juste avant le confinement à une moyenne AQI de 42 depuis que le confinement est en place.

À Jalandhar, au Pendjab, les montagnes de l'Himalaya sont même visibles pour la première fois depuis plus de 30 ans ! Les sommets enneigés de la chaîne de Dhauladhar dans l'Himalaya, à environ 200 km, ont laissé les habitants complètement stupéfaits par ce nouveau panorama dont ils peuvent désormais profiter.