Alerte info : nouvelle éruption de l’Etna qui alimente une coulée de lave à proximité de zones habitées !

Cette bouche éruptive s’est ouverte soudainement en dessous de 2 000 mètres alimentant un important flux de lave qui est désormais en train de descendre en altitude clairement visible depuis toutes les localités du flanc oriental du volcan.

La fracture se situe à une altitude d’un peu moins de 2 000 mètres tandis que le front semble avoir actuellement atteint les 1 500 mètres en s’écoulant vers la vallée du Bove
La fracture se situe à une altitude d’un peu moins de 2 000 mètres tandis que le front semble avoir actuellement atteint les 1 500 mètres en s’écoulant vers la vallée du Bove.

L’Etna a donné le coup d’envoi aujourd’hui en 2026. À l’aube de cette froide nuit de la Saint-Sylvestre, une fissure soudaine s’est ouverte le long du flanc oriental du volcan, projetant du magma à des altitudes relativement basses.

La fracture se situe à une altitude d’un peu moins de 2 000 mètres tandis que le front semble avoir atteint actuellement les 1 500 mètres, en s’écoulant vers la Vallée du Bove. À l’heure actuelle, il n’existe pas de danger pour les localités de l’Etna situées en aval de cette nouvelle coulée.

L’altitude à laquelle la fracture s’est ouverte est préoccupante

Les éruptions latérales de l’Etna, qui prennent naissance dans des fractures sur les flancs du volcan à des altitudes inférieures à 2 000 mètres, sont considérées comme plus dangereuses que les éruptions sommitales, qui se produisent depuis les cratères situés autour de 3 300 mètres, pour plusieurs raisons liées à leur localisation, leur dynamique et leur impact sur les zones habitées.

Tout d’abord, les éruptions latérales ouvrent des cheminées éruptives à basse altitude, souvent à proximité, voire au cœur, de zones urbaines et agricoles. Cela permet aux coulées de lave d’atteindre rapidement des zones peuplées, comme les villages de l’Etna, ce qui peut endommager en peu de temps les habitations, les infrastructures et les terres agricoles.

À l’inverse, les éruptions sommitales, qui sont les plus fréquentes à l’Etna, se limitent à des zones inhabitées, où la lave a tendance à s’écouler dans des secteurs isolés sans menacer directement les populations, et elle se refroidit généralement dans les dix premiers kilomètres de descente.

Pourquoi sera-t-il très important de le surveiller dans les prochains jours ?

Ces éruptions latérales sont généralement moins prévisibles et peuvent être plus soudaines, ce qui complique l’évacuation. Elles dépendent de facteurs tels que la localisation de la fracture, la vitesse d’écoulement de la lave et la durée de l’événement, qui peuvent varier considérablement et amplifier les dégâts.

Par ailleurs, en plus des coulées de lave, les éruptions latérales peuvent générer une activité explosive avec des retombées de téphras (cendres, lapilli et scories) sur des zones plus étendues, provoquant des perturbations du trafic, des dommages aux structures et des problèmes de santé respiratoire à l’échelle régionale.

C’est pourquoi il sera très important de surveiller le comportement de cette fracture dans les prochains jours, afin de comprendre si l’alimentation de la coulée va se poursuivre, avec le risque de dépasser la distance dite de sécurité de certaines communes de l’Etna, comme Milo ou Zafferana Etnea.

Les éruptions latérales, qui se produisent le long des flancs du volcan, représentent le plus grand danger pour les communautés locales, car la lave peut atteindre des zones proches des secteurs habités.
Les éruptions latérales, qui se produisent le long des flancs du volcan, représentent le plus grand danger pour les communautés locales, car la lave peut atteindre des zones proches des secteurs habités.

Pour l’instant, cette coulée de lave ne représente pas une menace directe pour les communautés de cette zone de Catane. Mais si elle se poursuit pendant plusieurs jours, en alimentant davantage le front et en le poussant au-delà de la barrière naturelle de la vallée du Bove, il faudra commencer à prendre les premières précautions afin de sécuriser les localités les plus proches.

Quelques exemples historiques du passé

Des exemples historiques, comme l’éruption de 1669 qui a détruit une partie de Catane, ou celles de 2001 et de 2002-2003, montrent à quel point les éruptions latérales de l’Etna ont provoqué des dégâts importants. À l’inverse, les éruptions sommitales traditionnelles tendent à se limiter à des phénomènes tels que des fontaines de lave et des colonnes de cendres, qui affectent principalement le trafic aérien et les zones touristiques proches du sommet.

Le principal danger provient de la proximité des zones habitées et de la vitesse potentielle de l’avancée de la lave. Cela fait de ces événements éruptifs de basse altitude une menace directe pour la vie humaine, l’économie et l’environnement, contrairement aux éruptions sommitales qui, bien que spectaculaires, ont un impact plus indirect et plus facilement maîtrisable.