Incroyable : une planète potentiellement habitable découverte à seulement 25 années-lumière de la Terre !

Après de nouveaux calculs et de nouvelles observations, des scientifiques ont déterminé que la planète GJ 3378 b pouvait potentiellement être habitable, contrairement à ce qui avait été déterminé lors de sa découverte.

GJ 3378 b est en orbite autour d'une naine rouge dans la constellation de la Girafe, à environ 25 années-lumière de la Terre
GJ 3378 b est en orbite autour d'une naine rouge dans la constellation de la Girafe, à environ 25 années-lumière de la Terre

Une planète pouvant présenter des similitudes avec la Terre a été découverte dans la constellation de la Girafe à seulement 25 années-lumière du Système solaire !

Une planète moins massive qu'initialement calculé

Cette planète, nommée GJ 3378b, a été découverte en 2024 par des astronomes français grâce au télescope de l'Observatoire Canada-France-Hawaï installé au sommet du Mauna Kea. Contrairement à de nombreuses exoplanètes, celle-ci n'a toutefois pas été détectée grâce à la méthode de transit mais grâce à l'attraction gravitationnelle qu'elle exerce sur son étoile.

GJ 3378 b orbite en effet autour d'une faible étoile de type naine rouge située dans la constellation de la Girafe, à environ 25 années-lumière de la Terre. En gravitant autour de son étoile, l'attraction de la planète provoque une oscillation de celle-ci autour du barycentre du système étoile-planète, qui se traduit elle-même par un décalage Doppler de la lumière de l'étoile, mesurable grâce à l'analyse de son spectre, c'est-à-dire des longueurs d'onde qu'elle émet.

Peu après sa découverte, les scientifiques ont tenté de déterminer sa masse et finalement estimé que celle-ci était environ 5,26 fois supérieure à celle de la Terre. Ainsi, cette planète fut classée dans la catégorie des planètes de type « mini-Neptune », une catégorie de planètes gazeuses qui n'est pas considérée comme favorable à l'apparition de la vie.

Néanmoins, grâce à une seconde observation réalisée plus récemment avec deux télescopes différents, des chercheurs américains ont pu de nouveau effectuer des calculs pour déterminer la masse de la planète GJ 3378b. Ceux-ci ont finalement obtenu une masse réelle de 2,3 fois celle de la Terre, ce qui la rapproche donc plus franchement de la catégorie des super-Terres rocheuses.

Une planète habitable ?

Les nouvelles observations ont également révélé que la période orbitale de GJ 3378b est de 21 jours, et non 25 jours comme initialement estimé. Cela signifie donc que la planète est aussi plus proche de son étoile qu'on ne le pensait et qu'elle se situe dans la zone habitable de son étoile, lieu où les températures seraient compatibles à la présence d'eau liquide à la surface d'une planète dotée d'une atmosphère.

De plus, cette planète reçoit de son étoile hôte environ 90% du rayonnement que la Terre reçoit de son Soleil. Il est donc logique de penser que la planète GJ 3378b pourrait être habitable, celle-ci remplissant plusieurs critères d'habitabilité d'après les dernières analyses effectuées sur le sujet.

Son habitabilité reste néanmoins une supposition pour le moment. Nous ne savons en effet pas si cette planète possède une atmosphère et il est actuellement impossible de le déterminer. En effet, GJ 3378b ne transit pas devant son étoile, ce qui veut dire que le télescope spatial James Webb ne peut pas détecter la présence ou non d'une atmosphère grâce à la spectroscopie de transit.

Pour enfin détecter si cette planète prometteuse possède ou non une atmosphère, il sera donc nécessaire d'attendre les années 2040 avec le lancement du Habitable Worlds Observatory de la NASA, télescope spatial qui possédera la technologie nécessaire pour une détection d'atmosphère sans la spectroscopie de transit.

Enfin, il est important de noter que cette planète orbite autour d'une naine rouge, des étoiles connues pour émettre bon nombre de radiations nocives et vents stellaires capables de détruire l'atmosphère d'une planète. Les astronomes restent néanmoins optimistes car GJ 3378b se situer à la limite de la zone où les planètes sont particulièrement exposées aux radiations.

Dans tous les cas, il conviendra de surveiller avec attention les nouvelles venant de cette planète. Celle-ci est en effet une candidate intéressante pour l'habitabilité en plus d'être l'une de nos plus proches voisines cosmiques. En effet, 25 années-lumière est une distance relativement faible à l'échelle galactique.

Référence de l'article

Keith Cooper. (2026). Astronomers discover a potentially habitable planet just 25 light-years away. 'This one is exciting'.