Une montée des océans plus importante que prévu

Les experts n’excluent pas une élévation des océans de 2 mètres d’ici 2100, soit le double de l’estimation de référence selon le Groupe d’experts sur l’évolution du climat (GIEC). Les conséquences sont préoccupantes…

Johanna Castelle Johanna Castelle 26 Mai 2019 - 08:46 UTC
Groenland
La fonte des glaces du Groenland et de l'Antarctique accélère la montée des océans.

Si l’augmentation des températures bouleverse le climat ou la biodiversité, les océans sont aussi très impactés. Le réchauffement climatique provoque l’écoulement des glaciers vers les mers, entraînant ainsi une montée des océans. Les conséquences en sont inquiétantes pour l’humanité. Néanmoins, les experts soulignent que les pires scénarios pourraient encore être évités, si les émissions de gaz à effet de serre diminuent drastiquement au cours des prochaines décennies.

Une nouvelle estimation de l’augmentation du niveau des mers

Une étude publiée dans les comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS) prévoit une augmentation du niveau marin jusqu’à 2,4 mètres à la fin du siècle, selon le pire scénario. Celui-ci correspond à un réchauffement de 5°C, soit le niveau atteint si la trajectoire actuelle des émissions des gaz à effet de serre n’est pas infléchie. Dans ce cas, il existerait un risque de 5% que la hausse dépasse 238 cm.

Une vingtaine d’experts des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique sont à l’origine de cette nouvelle étude. Les glaciologues ont exploité leurs connaissances sur l’évolution des glaciers pour établir leurs prédictions. De plus, une multitude de relevés de terrain et de mesures satellites des banquises polaires ont été utilisés, mettant en exergue l’accélération de la fonte des glaciers.

La montée des océans, des conséquences profondes…

La migration des populations constitue l’une des conséquences majeures et fera naître de nouveaux conflits sociaux. Selon le PNAS, le nombre de réfugiés climatiques s’élèvera à 187 millions d’ici la fin du siècle. De plus, les experts estiment une perte de 1,79 millions de km² de terres, soit l’équivalent de la superficie de la Libye. Les espèces animales sont par ailleurs sérieusement menacées, notamment les pingouins dont des milliers de poussins ont déjà été exterminés.

Etats insulaires
Les petits Etats insulaires sont les premières victimes du réchauffement climatique.

Certaines régions sont-elles plus vulnérables ? Les petits États insulaires du Pacifique ou encore de l’océan Indien, comme les Maldives, pourraient être les premiers à disparaître. Les zones exposées aux inondations subissent aussi de plein fouet l’impact du réchauffement climatique. Le Bangladesh se situant sur un immense delta de plusieurs fleuves demeure très vulnérable. Heureusement, selon les scientifiques il est encore temps d’agir, en diminuant notamment, l’exploitation des énergies fossiles.

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