La France est-elle à risque face aux séismes ? Un nouvel outil permet désormais de les détecter en un temps record
Une nouvelle avancée a été faite en termes de risques sismiques grâce à des chercheurs européens. Une nouvelle modélisation, capable de cartographier l'intérieur de la Terre, donne la possibilité aux scientifiques de mieux prévoir les secousses et leurs effets.

Le réseau sismologique Epos-France enregistre plus de 4000 séismes chaque année en France, la très grande majorité restant imperceptible à l'humain. Seuls une trentaine en moyenne sont ressentis par la population. La France se situe dans une zone de sismicité modérée où la magnitude des secousses est le plus souvent inférieure à 6.
Où sont localisés les séismes en France ?
La distribution des séismes n’est pas homogène sur l’ensemble du territoire. Trois grandes régions sismiques se distinguent :
- Toute la partie Est de la France, de Strasbourg jusqu’à Nice et la Méditerranée
- La zone des Pyrénées
- Une large bande allant de Brest jusqu’à Clermont-Ferrand
Tous les séismes enregistrés entre 1962 et 2021 avaient une magnitude faible ou modérée (inférieure ou égale à 6). Leurs foyers étaient généralement situés à faible profondeur, entre 3 et 15 km, ce qui explique qu’un certain nombre de ces tremblements de terre aient été ressenti par la population.
Une nouvelle modélisation bouleverse les pratiques actuelles
Même si chaque année, environ 20 000 tremblements de terre secouent la planète, les scientifiques peine encore à comprendre et à anticiper ces phénomènes avec précision. Certains séismes peuvent d'ailleurs se montrer très imprévisibles et frapper là où on ne s'y attendait pas.
Or, comme l'explique la revue Science et Vie, « plus la structure du sous-sol est connue, plus l’intensité des futures secousses peut être anticipée. » Mais alors comment pourvoir visualiser ce sous-sol ? Une équipe interdisciplinaire composée de mathématiciens et de géophysiciens européens a mis au point une méthode bien plus rapide et fine que celles utilisées jusqu'alors.
Ces derniers « ont conçu un modèle allégé capable de simuler un séisme en quelques minutes, tout en conservant une précision remarquable. » Il aide à repérer les zones les plus exposées sans pouvoir encore dater précisément le moment où le séisme aura lieu.
Ces avancées devraient permettre aux pays de mieux cartographier les zones à risque, empêcher les populations de s'y installer, améliorer les normes de construction, et par conséquent, réduire considérablement les pertes humaines et financières.
Références de l'article :
Science et Vie, Ce nouveau modèle sismique change notre regard sur les séismes
L'ObservaTerre, Sismicité actuelle dans l’hexagone