Températures : un épisode de chaleur est-il possible en octobre ?

Après un été en demi-teinte, peut-on espérer le retour, même furtif, de la chaleur au cours des prochaines semaines ? En tous cas, par le passé, l’été n’avait pas forcément dit son dernier mot en octobre…

Du bleu dans le ciel et des températures qui s'envolent... Un air d'été indien peut-il se manifester en octobre ?
Du bleu dans le ciel et des températures qui s'envolent... Un air d'été indien peut-il se manifester en octobre ?

Si selon Joe Dassin, "l’été indien est une saison qui n'existe que dans le Nord de l'Amérique", peut-on néanmoins connaître un épisode de chaleur tardive alors que nous plongeons chaque jour un peu plus en automne ? À court terme, si les conditions météo s’annoncent agitées, en particulier ce week-end, les températures peuvent encore repartir à la hausse ces prochaines semaines. Alors faut-il ainsi s’attendre à un air d’été indien cette année ou bien les tee-shirts peuvent-ils être définitivement rangés au fond des armoires ? Éléments de réponses dans cet article.

Des records en 2017, 2011, 2005, 2001…

Par le passé, le mois d’octobre a réservé bien des surprises. Si l’hiver peut déjà s’inviter, notamment en montagne, l’été peut également faire une (dernière) apparition. Ainsi, en 2017, les températures se sont littéralement envolées en milieu de mois et surtout les 25 et 26 octobre, avec des valeurs supérieures jusqu’à 13°C au-dessus des normales de saison. Il a ainsi fait jusqu’à 29°C à Vichy, 28 à Toulouse, Agen et Clermont-Ferrand, 27 à Tulle et Saintes ou encore 25°C à Châteauroux. Des records de nombre de jours avec une température maximale supérieure à 25°C ont même été battus avec par exemple avec un total de 5 jours à Saint-Étienne (Loire), de 16 jours à Nîmes (Gard) et de 18 jours au Luc (Var).

En 2011, le début du mois d'octobre a été exceptionnellement chaud avec des températures dépassant parfois 30°C sur l'ouest et le sud du pays. Ces températures ont ainsi constitué pour certaines villes de nouveaux records mensuels avec notamment un exceptionnel 30,8°C à Ploumanac'h (Côtes-d'Armor), pulvérisant le précédent record mensuel de 26°C établi en 1959. C’est 15°C de plus que la normale de saison pour cette station météo située sur le littoral breton ! On notera aussi les 27,3°C à Charleville-Mézières (précédent record mensuel : 24,9°C en 2001), 30°C à Rennes (précédent record : 27,3°C en 1946) ou encore 32,7°C à Salles-de-Barbezieux (Charente).

A l'avant de la dégradation du week-end, un flux de sud apportera une grande douceur samedi après-midi.
A l'avant de la dégradation du week-end, un flux de sud apportera une grande douceur samedi après-midi.

Mais c’est en 2005 que le mois d’octobre est entré dans les annales ! Dès le 8, une longue période de temps très doux voire chaud se met en place. La chaleur devient même exceptionnelle en fin de mois, pulvérisant tous les records. Il s’agit de la période de douceur la plus remarquable jamais observée en cette saison ! De nombreux records décadaires sont donc battus, parmi lesquels : 24,9°C à Chablis (Yonne) le 25, 25,7°C à Bessines (Haute-Vienne) le 26, 26,7°C à Jarnac (Charente) le 27, 25,4°C à Pouilly-sur-Loire (Nièvre) le 28 ou encore 26,8°C à Saint-Jean-en-Royans (Drôme) le 31.

Même constat en 2001 avec jusqu’à 34°C relevés à Mont-de-Marsan en début de mois puis plus de 30°C à nouveau dans le sud-ouest entre le 23 et le 24 après un épisode de chaleur généralisé autour de la mi-octobre. Ou encore en 1985 avec 29°C à Paris, 30 à Orléans, 32 à Bordeaux et jusqu’à 35°C à Dax au cours des premiers jours du mois.

À quoi s’attendre ces prochaines semaines ?

Alors que les premiers jours du mois d’octobre s’annoncent très agités cette année, l’anticyclone devrait faire son retour la semaine prochaine, avec une certaine douceur. Celle-ci pourrait bien s’accentuer à partir du 11 selon les dernières tendances à long terme, avec un excédent thermique de 2°C envisagé et qui pourrait se maintenir jusqu’en fin de mois. Il s’agit là d’un écart moyenné sur une période de plusieurs jours, ce qui signifie qu’un pic de chaleur n’est pas impossible même s’il demandera à être confirmer en raison de l’échéance lointaine. Cette année encore, l’été n’a peut-être pas dit son dernier mot… À suivre !