Nappes phréatiques en France au 1er juin : découvrez les 3 régions déjà menacées par la sécheresse cet été

L'été sera-t-il apaisé en France sur le front de la sécheresse ? Pas forcément, selon le dernier bilan du BRGM, qui estime l'état général des nappes phréatiques "satisfaisant", mais en détérioration. 3 régions sont particulièrement à surveiller.

Selon le bilan publié hier du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) comme chaque mois, cette fois à la date du 1er juin, le niveau des nappes phréatiques en France métropolitaine est jugé dans un état "satisfaisant", mais avec une "tendance à la baisse généralisée". Comment expliquer cette situation ? Quelles régions sont les plus à risque de sécheresse cet été ?

58% des nappes au-dessus ou autour des normales

En avril, mais aussi en mai, un déficit pluviométrique a été observé, ce qui a entraîné une vidange des réserves en eau, alors que la végétation en prélève beaucoup à cette époque de l'année. Résultat, en date du 1er juin 2026, selon le BRGM, 77% des nappes phréatiques métropolitaines présentent des niveaux en baisse.

Grâce à la bonne recharge en eau avec les épisodes pluvieux fréquents de l'automne et de l'hiver, "la situation globale reste cependant satisfaisante", avec 58% des points d'observation au-dessus ou autour des normales. Toutefois, l'intensité de la vidange paraît légèrement plus forte que celle de mai 2025, avec une situation plus dégradée qu'il y a un an, où 69% des nappes présentaient des niveaux supérieurs ou comparables aux normales.

Cela fait deux mois que les précipitations sont en berne en France, avec près de 70% de déficit pluviométrique sur le territoire en avril (par rapport aux normales), et une deuxième quinzaine de mai extrêmement sèche, marquée par un épisode de chaleur intense et précoce. Selon Météo-France, le printemps 2026 a été le plus chaud jamais enregistré depuis 1900, et l'un des 10 les plus secs depuis 1959 (avec un déficit de pluie de 30% en moyenne).

L'incertitude domine pour l'été

Ces pluies insuffisantes laissent planer le doute sur la possibilité d'une sécheresse cet été dans certaines régions. Grâce à la recharge hivernale, on peut espérer "des niveaux satisfaisants sur une grande partie des nappes réactives du Sud-Ouest et du Sud" pour le trimestre à venir, précise le BRGM. La situation est notamment positive pour la première fois depuis 4 ans dans le Roussillon, qui n'apparaît plus en rouge sur la carte grâce aux nombreux épisodes pluvieux.

D'ici mardi prochain, les deux-tiers Sud de la France risquent de ne recevoir aucune goutte de pluie, une situation inquiétante à l'approche de l'été.
D'ici mardi prochain, les deux-tiers Sud de la France risquent de ne recevoir aucune goutte de pluie, une situation inquiétante à l'approche de l'été.

Toutefois, quasiment la moitié des nappes sont sous les normales et pour lesquelles des "incertitudes" existent pour l'été : une éventuelle sécheresse dépendra des précipitations qui tomberont dans les trois prochains mois. En "réhumidifiant les sols", elles pourront irriguer les cultures et réduire les besoins en prélèvements, notamment en cas de températures élevées.

Si le BRGM conclut son rapport mensuel en indiquant que ses prévisions à long terme, au-delà de l'été, sont "incertaines", il va falloir surveiller particulièrement trois régions dans les prochaines semaines, où les niveaux des nappes sont bas : vers les calcaires jurassiques de Lorraine, la plaine de Limagne (au Centre de l'Auvergne) et les calcaires karstifiés des Causses du Quercy.

Référence de l'article :

BRGM. Nappes d'eau souterraine au 1er juin 2026.