Hiver 2020-2021 : doux et humide ou froid et sec ? Les 1ères réponses

À trois semaines du début de l'hiver météorologique, que nous réserve le trimestre décembre-janvier-février ? Dans la lignée de novembre, une grande douceur va-t-elle se maintenir ou le froid parviendra-t-il à s'installer ?

De la neige en plaine ces prochains mois ? Les offensives hivernales devraient être rares et discrètes selon les derniers scénarios...
De la neige en plaine ces prochains mois ? Les offensives hivernales devraient être rares et discrètes selon les derniers scénarios...

S'il faudra patienter jusqu'au lundi 21 décembre pour entrer officiellement en hiver sur le calendrier, ce sera le cas dès le mardi 1er décembre d'un point de vue météorologique pour être au plus près du cycle solaire et pour faciliter les calculs des données statistiques. Alors que 2020 est sur le point de devenir l'année la plus chaude jamais enregistrée en France, ces prochains mois vont-ils être en mesure d'apporter un peu de fraîcheur ou de froid, à l'image d'octobre ?

Ou au contraire, cet hiver va-t-il détrôner le précédent (2019-2020) qui détient la palme de l'hiver le plus chaud en France depuis le début des mesures en 1900 ? Tout est possible même si une tendance assez nette semble se dégager et pencher en faveur de la douceur. Le dernier hiver plus froid que la normale remonte à 2012-2013. Depuis, ils ont tous supérieurs aux normales de saison, un signe supplémentaire, s'il en fallait, du réchauffement climatique.

Décembre, mois le plus froid de cet hiver ?

Selon toute vraisemblance, décembre 2020 s'annonce comme le mois le plus hivernal du prochain trimestre mais ne vous attendez pas pour autant à connaître une véritable vague de froid. En effet, avec un anticyclone présent sur l'Atlantique tout en restant assez en retrait, c'est un flux de nord-ouest qui va ainsi dominer sur le pays. Les températures, en moyenne, seront donc proches des normales de saison de façon assez uniforme. Cela ne signifie pas pour autant qu'un ou deux coups de froid ne pourront pas se produire mais ils resteront très temporaires et avec une influence souvent maritime, leur intensité sera limitée.

Dans cette configuration, les reliefs orientés au nord-ouest seront favorisés et devraient connaître un bon enneigement.

En ce qui concerne les précipitations, elles seront excédentaires entre les Pyrénées, le Massif Central et le flanc est. Dans cette configuration, les reliefs orientés au nord-ouest seront favorisés et devraient connaître un bon enneigement, une nouvelle qui devrait ravir les stations de sports d'hiver à l'aube d'une saison qui s'annonce difficile dans le contexte sanitaire que l'on connaît. Près de la Manche, les giboulées pourront également être fréquentes alors que les précipitations seront proches des normales partout ailleurs.

Vers une douceur récurrente en janvier et février

Après un début d'hiver "de saison", la douceur devrait faire son grand retour avec l'arrivée de la nouvelle année. Le flux s'orientant à l'ouest-sud-ouest, c'est un véritable défilé de perturbations atlantiques qui est attendu au cours de ce mois de janvier. Les précipitations s'annoncent ainsi excédentaires sur une large moitié ouest du pays, le flanc Est et le littoral méditerranéen seront un peu à l'écart du flux perturbé. Avec cette configuration, des coups de vent ou tempêtes seront possibles alors que les températures afficheront un excédent de l'ordre de +1,5 à +2°C.

En février, les centres d'action ne devraient pas beaucoup évoluer. Ainsi, la douceur persistera tout en étant un peu moins marquée que le mois précédent, avec un excédent de l'ordre de +1°C en moyenne. Le flux sera orienté à l'ouest contrairement à janvier (ouest-sud-ouest), avec des dépressions circulation davantage sur la partie septentrionale de l'Europe. Ainsi, les précipitations seront moins abondantes et plus proches des normales, voire même inférieures aux normales dans le sud-ouest.

C'est donc la douceur qui devrait une nouvelle fois caractériser cet hiver avec des précipitations relativement abondantes en décembre et janvier, de quoi favoriser les stations de haute-montagne et de limiter une sécheresse précoce au printemps prochain.