Où voyager en Europe en 2027 ? Voici 4 destinations confidentielles pour éviter le surtourisme
La plateforme Intrepid Travel a dressé une liste de 10 destinations alternatives où l’argent du tourisme a un impact positif sur les populations locales. Dans sa « Not Hot List » 2027, figurent quatre destinations européennes hors des sentiers battus.

Alors que le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter dans une poignée de destinations emblématiques telles que Barcelone, Amsterdam, Paris ou Rome, de nombreux endroits tout aussi fascinants restent méconnus du tourisme de masse. La « Not Hot List » d'Inteprid Travel a pour objectif de mettre en lumière ces destinations et d’encourager les voyageurs à sortir des sentiers battus.
« Si nous voulons que le tourisme reste une force positive, nous devons revoir en permanence notre façon de voyager et les lieux où nous nous rendons », estime Erica Kritikides, la directrice générale des expériences chez Intrepid Travel, au media Euronews. « La Not Hot List ne consiste pas seulement à mettre en avant des lieux méconnus, elle vise à faire évoluer le débat et à aider les voyageurs à découvrir de nouvelles destinations où leur visite peut apporter une contribution significative aux communautés et aux économies locales. »
Les destinations on été sélectionnées selon trois critères : moins fréquentées et moins connues du grand public, préparées à accueillir un grand nombre de visiteurs de manière responsable et avec des initiatives ou des événements justifiant la venue de touristes en 2027.
Mestia, un village médiéval dans le Caucase
Charmante localité située au cœur de la Svanétie, une région montagneuse du nord-ouest de la Géorgie, Mestia se trouve à environ 1 500 mètres d'altitude et est entourée de paysages naturels à couper le souffle. Centre culturel et historique de la région, Mestia est réputée pour son histoire riche, son architecture singulière et son mode de vie traditionnel.
Les Svans, peuple autochtone de la Svanétie, vivent dans cette région depuis des siècles. Ils ont développé une culture, une langue et un type d’architecture distincts, encore bien visibles aujourd’hui. La ville a une longue histoire mouvementée, marquée par des guerres et des invasions. Pourtant, les Svans ont su préserver leur patrimoine culturel unique et maintenir une certaine autonomie au fil des siècles. Le Musée d’histoire et d’ethnographie de la Svanétie est une étape incontournable.
Deux sites inscrits à l'Unesco
Mestia abrite deux sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco : les tours médiévales et le paysage de la Haute-Svanétie. Les tours médiévales, érigées pour protéger les familles et le bétail des envahisseurs, sont caractéristiques de l’architecture svanétiène. Elles servaient de forteresses défensives, de guets et de réserves.

Avec moins de 2 000 habitants à l’année, Mestia est le principal pôle touristique de cette région montagneuse et une porte d’entrée vers les aventures en plein air dans les sommets du Caucase, qui dépassent les 5 000 mètres, avec le Chkhara en meneur de file. Selon la saison, on peut y pratiquer la randonnée, le trekking, l’équitation ou le ski. Le glacier de Chalaadi et les lacs de Koruldi offrent des panoramas impressionnants.
Alonissos, merveilles sous-marines et trésors culturels
Alors que de nombreuses îles grecques sont victimes d'une surfréquentation, Alonnisos offre un aperçu plus serein de la vie insulaire. Cette île des Sporades abrite la plus grande aire marine protégée d'Europe. D'une surface de 2 260 mètres carrés, ce sanctuaire comprend sept îles et vingt-deux îlots, dont l’îlot de Piperi, zone la plus protégée du parc et strictement inaccessible aux visiteurs, qui abrite dans ses grottes le phoque moine de Méditerranée, l’un des mammifères marins les plus menacés au monde.
Autour de lui gravitent dauphins, tortues caouannes, faucons d’Eléonore, et parfois un cachalot égaré. Exemple phare de tourisme insulaire responsable, Alonnisos est le paradis des plongeurs. Sur terre, villages de pêcheurs, sentiers de randonnée, façades blanches et bleues invitent à observer et ralentir.
Les voyageurs découvriront une multitude de trésors culturels, notamment le musée d’Alonnisos, qui abrite une collection d’objets témoignant de l’histoire pirate de la région, des ruines archéologiques et la vieille ville, Chora. Perchée au point culminant de l’île, elle offre des panoramas à 360 degrés et la possibilité de siroter une bière bien fraîche en admirant la mer Égée.
Liepāja, Capitale européenne de la culture 2027
Bienvenue dans la Méditerranée balte. Avec ses huit kilomètres de plages de sable blanc, Liepāja, ville balnéaire de Lettonie, s'apprête à devenir la Capitale européenne de la culture 2027. Au programme : des expositions internationales, des concerts, du théâtre, des festivals et des installations artistiques en espace public, ainsi que le lancement de nouveaux circuits pédestres.
Au-delà de la plage, le parc du bord de mer - l’un des plus grands parcs arborés de Lettonie – qui avait à l’origine été conçu comme une station thermale, offre aujourd’hui aux visiteurs un cadre magnifique pour se détendre et se ressourcer. Le lac de Liepāja et ses prairies humides sont un paradis pour les passionnés d’ornithologie qui pourront observer près de 80 espèces d’oiseaux différentes.
Une infrastructure touristique solide, combinée à une fréquentation relativement faible, permet aux visiteurs de Liepāja de profiter de toutes ses merveilles naturelles, culturelles et historiques sans avoir à se frayer un chemin à travers la foule.
Le Dalsland, la Suède en miniature
Située dans l’ouest de la Suède, près de la frontière avec la Norvège, cette région peu explorée du pays compte plus de 2 000 lacs reliés entre eux par un canal du XIXe siècle qu’on cite volontiers parmi les plus beaux d’Europe et nichés au cœur de forêts luxuriantes, de canyons de granit et de hauts plateaux. Le Dalsland, c’est 253 kilomètres de voies navigables, dont douze seulement ont été creusées ou dynamitées, le reste n’étant qu’un système lacustre laissé tel quel par la nature. À Håverud, un aqueduc ferroviaire enjambe la rivière avec une élégance presque déplacée pour de l’ingénierie du XIXe siècle.
Ici, certaines communes ne comptent que sept habitants au kilomètre carré. Autant dire que l’on peut pagayer des jours entiers sans croiser personne, observer un castor au crépuscule ou encore cueillir des fraises des bois sans se presser. Grâce à une nouvelle liaison ferroviaire, il est désormais plus facile que jamais pour les voyageurs d’explorer la « région des lacs » suédoise, où ils pourront pratiquer le kayak, la randonnée, le camping sauvage et le VTT tout-terrain.