Découvrez les 7 endroits les plus susceptibles d'abriter la vie dans notre système solaire
Mars n'est pas le seul candidat susceptible d'abriter une vie extraterrestre : il existe des océans cachés sous la glace, des lacs de méthane, et bien plus encore. Divers recoins du système solaire offrent d'autres environnements prometteurs pour la découverte d'organismes extraterrestres.

La recherche de la vie au-delà de la Terre constitue l'un des grands défis scientifiques du XXIe siècle. Pendant des décennies, Mars a concentré toute l'attention, portée par l'espoir de trouver une réponse à la question ultime : sommes-nous seuls dans l'univers ?
Cependant, à mesure que la recherche spatiale progresse, la carte des mondes potentiellement habitables s'est élargie. Des océans dissimulés sous des couches de glace, des atmosphères complexes et même des planètes situées dans les zones dites habitables d'autres étoiles occupent désormais le devant de la scène des programmes d'exploration spatiale.
Bien qu'il n'existe pas encore de preuve définitive de vie extraterrestre, ces sept sites figurent parmi les candidats les plus prometteurs pour abriter des organismes — du moins sous forme microscopique.
Mars, la vieille connaissance
Mars demeure l'une des cibles privilégiées de l'astrobiologie. Diverses missions ont confirmé qu'il y a des milliards d'années, la planète rouge abritait des rivières, des lacs et même des mers. Par ailleurs, d'importantes réserves d'eau gelée subsistent sous la surface, et certains indices suggèrent la présence de saumures liquides dans certaines régions.

Les sondes spatiales Perseverance et Curiosity ont découvert des composés organiques ainsi que des minéraux qui se forment en présence d'eau. Bien que ces éléments ne constituent pas une preuve de vie, ils démontrent que Mars réunissait les conditions nécessaires pour abriter des micro-organismes dans un passé lointain.
C'est pourquoi l'éventualité d'une vie bactérienne nichée dans le sous-sol demeure l'une des hypothèses les plus étudiées par la NASA et l'Agence spatiale européenne.
Europe, la lune de Jupiter qui cache un océan
Europe, l'une des plus grandes lunes de Jupiter, est devenue l'un des endroits les plus intéressants du système solaire. Sa surface glacée dissimule un vaste océan global qui pourrait contenir plus d'eau liquide que toutes les mers de la Terre réunies.

Les scientifiques estiment qu'il existe, sous la couche de glace, une interaction entre l'eau et le noyau rocheux susceptible de générer des sources hydrothermales, semblables à celles qui, sur Terre, abritent des écosystèmes entiers en l'absence de lumière solaire.
Des observations réalisées par des télescopes et des sondes spatiales ont également permis de détecter d'éventuels panaches de vapeur d'eau s'échappant de l'intérieur. Europa Clipper, la sonde spatiale interplanétaire lancée par la NASA en octobre 2024, a pour objectif d'étudier cette lune en détail afin de déterminer si elle réunit les ingrédients nécessaires à l'existence de la vie. Son arrivée à destination est prévue pour 2030.
Encelade, les geysers de Saturne
Encelade, une petite lune de Saturne, a fait l'objet de l'une des découvertes les plus surprenantes de l'exploration spatiale. En 2005, la sonde Cassini a observé d'immenses jets de vapeur et de particules de glace jaillissant de fractures situées près de son pôle Sud.

Ces geysers proviennent d'un océan souterrain en contact avec un noyau rocheux. L'analyse des particules éjectées dans l'espace a révélé la présence de molécules organiques, de sels et de composés associés à des processus hydrothermaux.
La combinaison d'eau liquide, de sources d'énergie et d'éléments chimiques essentiels fait d'Encelade l'un des endroits les plus prometteurs pour y découvrir des micro-organismes. Certains chercheurs estiment même que ce milieu pourrait être encore plus propice à la vie que celui de Mars.
Titan, un laboratoire naturel
Titan, la plus grande lune de Saturne, possède également une atmosphère dense ainsi que des rivières et des lacs — bien que ceux-ci ne soient pas constitués d'eau, mais de méthane et d'éthane liquides.
Un océan d'eau salée pourrait se dissimuler sous sa surface glacée. Par ailleurs, l'abondance de composés organiques et les réactions chimiques complexes qui se produisent dans son atmosphère font de Titan un laboratoire naturel pour étudier la manière dont la vie a pu apparaître sur la Terre primitive.
Miren que belleza! La sonda Cassini nos regala esta imponente postal de la atmósfera de Titan, un satélite natural de Saturno! Titan posee una atmósfera de Nitrógeno y ríos, mares, lagos de metano. Posiblemente el mejor lugar para buscar vida fuera de la tierra. Buen día! pic.twitter.com/fHxw5YcaBf
— Seba Campos (@seba_sirius) April 16, 2024
La mission Dragonfly, prévue pour la décennie à venir, explorera cette lune fascinante à l'aide d'un drone capable de se déplacer entre différentes régions et d'en analyser la chimie en profondeur.
En dehors de notre système solaire
Tout ne se limite pas à notre système solaire. Certaines planètes en orbite autour d'étoiles lointaines — ou exoplanètes — sont également susceptibles d'abriter des organismes extraterrestres. Elles méritent que l'on s'y intéresse.
TRAPPIST-1, un système comptant plusieurs mondes habitables
Située à environ 40 années-lumière de la Terre, TRAPPIST-1 est une naine rouge ultrafroide autour de laquelle gravitent sept planètes de la taille de la Terre. Au moins trois d'entre elles se trouvent dans la zone dite habitable, où les températures permettraient l'existence d'eau liquide.

Les exoplanètes TRAPPIST-1e, TRAPPIST-1f et TRAPPIST-1g sont particulièrement intéressantes car elles pourraient conserver des atmosphères stables et des océans de surface. Les télescopes actuels et les missions futures tentent de déterminer si ces mondes réunissent les conditions nécessaires pour abriter une forme de vie.
LHS 1140 b, une super-Terre océanique potentielle
LHS 1140 b est une super-Terre située à environ 48 années-lumière, dans la constellation de la Baleine. Plus grande que notre planète, elle se trouve dans la zone habitable de son étoile.
Des observations récentes suggèrent qu'elle pourrait être partiellement recouverte d'océans et posséder une atmosphère dense — deux facteurs jugés essentiels au maintien de conditions favorables à la vie.
Certains modèles envisagent même la possibilité qu'il s'agisse d'une planète dotée d'une vaste étendue d'eau liquide, ce qui conduit à la qualifier de « monde océanique » potentiel.
Proxima Centauri b, notre voisin le plus intéressant
Proxima Centauri b est l'exoplanète potentiellement habitable la plus proche de la Terre. Elle se trouve à un peu plus de quatre années-lumière et orbite autour de Proxima Centauri, l'étoile la plus proche du Soleil.
Sa masse est comparable à celle de la Terre et elle se situe dans la zone habitable. Toutefois, l'activité intense de son étoile — une étoile éruptive sujette à des éruptions puissantes et imprévisibles ainsi qu'à des fluctuations de luminosité — soulève des questions quant à l'existence d'une atmosphère stable. Malgré cela, elle demeure l'une des candidates les plus prometteuses pour les recherches futures.
Référence de l'article
Atri, D., Godderidge, T., Cirium, D., Dimple Patel, D. y Ramakrishnan, G. (2022). Évaluation de l'habitabilité microbienne de diverses cibles du Système solaire..