Sorcières, citrouilles et squelettes arrivent à grands pas pour Halloween
Halloween arrive à grands pas. Au programme : chasse aux bonbons, déguisements en tout genre et histoires qui font peur. Tout cela va bientôt prendre d’assaut la dernière soirée du mois d’octobre.

Halloween. La fête de la fin du mois d’octobre arrive à grands pas. Lorsque l’on pense à Halloween, on pense surtout au déguisement, à la chasse aux bonbons et au marathon de films d’horreur, dans une salle à manger plongée dans le noir. Si certains vont s’adonner à une séance de spiritisme entre amis, d’autres vont certainement accompagner leurs enfants pour récolter un maximum de friandises.
Des bonbons ou un sort !
Quant aux aficionados de cette fête, leur maison se transforme alors en véritable maison hantée, où les citrouilles modelées en tête de morts illuminent le chemin jusqu’à la porte d’entrée ; où les toiles d’araignées recouvrent les recoins de chaque pièce ; et où sorcières, squelettes et autres morts-vivants sont dissimulés partout dans la maison. Histoire de donner la chair de poule à tout nouvel arrivant.
Pour Halloween, un dress code black & orange est indispensable
Mais quelle est la première chose qui nous vient à l’esprit quand on pense à Halloween ? En réalité, l’image d’Epinal de cette fête si célèbre, c’est bel et bien la sorcière. Toute de noir vêtue, elle arbore fièrement son chapeau pointu, ne dissimule pas son nez crochu, affublé d’une verrue et vole sur son balai. On a peur de la sorcière, car elle est peinte comme méchante et dangereuse. Car elle n’a qu’un but : nous jeter un sort.
Elle peut même préparer une potion magique dans son chaudron, dont la recette est toujours particulièrement répugnante. Enfin, elle est souvent la maîtresse d’un crapaud ou d’un chat noir. Et rappelons-le, le chat noir est synonyme de mauvais présage ou de manque de chance. Bref, la sorcière est le personnage emblématique d’Halloween et celui qui est, dans l’imaginaire collectif, le plus terrifiant.

Mais pourquoi les sorcières jouissent-elles d’une si mauvaise réputation ? Et surtout, d’où nous vient cet archétype si parfait de la sorcière ? Car si, aujourd’hui, nous associons le chaudron à la sorcellerie, autrefois, cet objet faisait partie intégrante du quotidien et n’avait aucune valeur surnaturelle. Il ne s’agissait alors que d’une énorme marmite dans laquelle les familles préparaient le repas. Tout simplement.
Pour l’historienne Haley Bowen, aussi paradoxal que cela puisse paraître, il est possible que cette utilisation quotidienne soit précisément la raison pour laquelle le chaudron est aujourd’hui un objet vu comme angoissant et lié à la sorcière.

Alors, même si aujourd'hui, la culture populaire tend à brosser le portrait de gentilles sorcières, brillantes et absolument pas amie de Satan, dans les livres et dans les films, lorsqu’Halloween arrive, le déguisement de sorcière avec son nez crochu reste un indémodable et gagne la ferveur des adeptes de la fête.
Référence de l'article
Johnna Rizzo. (2026). Balais, chaudrons et chapeaux pointus : les origines de l’attirail des sorcières.