Le printemps 2026 fut le plus chaud jamais enregistré en France !

Le printemps 2026 s'est montré particulièrement chaud à l'échelle de la France, si bien que celui-ci fut le plus chaud jamais enregistré. Soleil et temps sec ont également dominé les débats.

Le printemps 2026 fut exceptionnellement chaud, ensoleillé et sec à l'échelle de la France !
Le printemps 2026 fut exceptionnellement chaud, ensoleillé et sec à l'échelle de la France !

Si la canicule de la fin du mois de mai fut la plus précoce jamais enregistrée en France, le reste du printemps fut tout autant exceptionnel, celui-ci étant le plus chaud depuis le début des mesures en 1900 !

Un printemps exceptionnellement chaud

Selon les données du réseau de Météo-France, la température moyenne du printemps météorologique, s'étendant du 1er mars au 31 mai, a atteint 13,8°C à l'échelle de la France. Ceci représente une anomalie de +1,7°C par rapport aux moyennes 1991-2020, ce qui place le printemps 2026 à la première place des printemps les plus chauds depuis 1900, devant le printemps 2011 (+1,5°C) et 2020 (+1,3°C).

Les trois mois de cette saison de transition se sont tous montrés plus chauds que la normale avec des anomalies atteignant respectivement +0,9°C pour mars, +2,3°C pour avril et +2,0°C pour mai. Avril 2026 est ainsi devenu le 3ème mois d'avril le plus chaud enregistré depuis le début des mesures et mai le second, derrière l'exceptionnel mai 2022.

Sur l'ensemble du printemps, on ne recense que deux périodes plus fraîches que la normale, restant toutes deux de courte durée. La première à la fin du mois de mars d'une durée d'environ une semaine et la seconde à la mi-mai lors du pont de l'Ascension avec des températures dignes d'un mois de mars durant 3 à 5 jours en fonction des régions.

Le reste du temps, c'est bien la douceur et même la chaleur qui ont dominé à l'échelle du pays. On retiendra bien sûr l'épisode caniculaire inédit de la fin du mois de mai avec des centaines de records mensuels de chaleur battus à l'échelle du pays avec à la clef le nouveau record national mensuel de chaleur de 37,8°C à La Couronne près d'Angoulême ou encore la journée de mai la plus chaude jamais enregistrée à l'échelle nationale le 26 mai avec une température moyenne de 24,9°C, battant largement l'ancien record de 22,9°C le 28 mai 2017.

Un temps très ensoleillé …

Outre les températures exceptionnelles, le printemps 2026 a également été marqué par un ensoleillement notable à l'échelle du pays. Après un hiver globalement très nuageux et humide sur la majorité des régions françaises, le mois de mars a en effet présenté un excédent d'ensoleillement d'environ 10% à l'échelle du pays.

C'est néanmoins le mois d'avril qui fut le plus ensoleillé avec un temps majoritairement calme, doux et anticyclonique sur la France, apportant un excédent d'ensoleillement moyen de 30% à l'échelle du pays. Le mois de mai fut néanmoins plus mitigé. Sur la totalité du printemps, l'excédent d'ensoleillement a ainsi atteint 20% en moyenne sur la France avec un maximum 30 à 50% sur la moitié nord.

… et globalement sec

Qui dit soleil dominant et temps majoritairement anticyclonique dit également manque de précipitations. Si l'hiver a été très arrosé, notamment en février, la tendance s'est inversée en mars avec un déficit de précipitations de 20% à l'échelle du pays. C'est néanmoins le mois d'avril qui fut le plus spectaculaire à ce niveau avec un déficit de précipitations atteignant 70% en moyenne en France, soit le 4ème mois d'avril le plus sec depuis 1959. Le mois de mai fut plus proche de la normale en terme de pluviométrie.

Ainsi, sur l'ensemble du printemps, le déficit de précipitations atteint en moyenne 30% à l'échelle de la France, le classant parmi les 10 printemps les mois arrosés depuis le début des relevés. Ce déficit dépasse même les 50% du Centre-ouest au Nord-est du pays alors que les précipitations ont au contraire été excédentaires du côté de la Méditerranée, notamment autour du Golfe du Lion.

De ce fait, si les sols étaient pour la plupart saturés d'eau au début du printemps, la situation s'est inversée depuis avec un assèchement progressif ces trois derniers mois. Au 1er mai, la situation des sols était celle habituellement rencontrée à la fin du mois de juin et la période caniculaire et sèche de la fin du mois a encore aggravé la situation, surtout sur une large partie ouest et nord du pays.

Références de l'article :

Météo : La France a bien connu son printemps le plus chaud jamais enregistré, 20 minutes et AFP, 02/06/2026

Bilan climatique : le printemps 2026 est le plus chaud jamais enregistré, Météo-France, 02/06/2026