Et l’activité sportive à faible intensité était plus bénéfique encore qu’une séance intensive ?
Et si les sports à haute intensité n’étaient pas la seule option pour rester en forme ? Les scientifiques publient une étude selon laquelle l’activité physique à faible intensité pourrait même se révéler encore plus bénéfique.

Sport doux. Lorsque l’on pense séance de sport, on pense majoritairement à une activité physique qui fait transpirer. Musculation, circuit training, RPM… En somme, pour voir les résultats, il faudrait souffrir à la salle. Les scientifiques tentent de tuer des esprits une idée reçue, encore aujourd’hui bien tenace, celle qui consiste à dire que, plus l’intensité de notre exercice physique est importante, mieux c’est. Mais il semblerait que l’activité à faible intensité soit tout aussi bénéfique, voire plus encore, que la haute intensité.
Marche, vélo et même course à pied lente… Ces sports doux sont recommandés
C’est ce que révèle une récente étude. Cette dernière affirme que l’activité faible et/ou modérée est particulièrement bénéfique pour notre endurance sur le long terme et notre organisme en général. La marche, le vélo et même la course à pied… De nombreuses options existent et se révèlent très accessibles, quel que soit votre niveau. L’intérêt est de garder une intensité contrôlée, afin de rester au-dessus du seuil lactique. Objectif : opter pour un entraînement en zone 2.
Mais en quoi consiste un entraînement en zone 2 ?
La zone 2 fait partie des cinq zones de fréquence cardiaque distinguées par les chercheurs pour décrire l’intensité d’une activité sportive. Celle que les experts préconisent correspond à ce que le scientifique Brady Holmer appelle « votre allure d’une journée », à savoir entre 60 et 70 % du rythme cardiaque maximum. « En théorie, l’intensité est assez faible pour la tenir sur la durée », ajoute-t-il. Et c’est bien le but. Le corps va être en mesure d’utiliser graisses et sucres pour avoir de l’énergie et ainsi, booster sa flexibilité métabolique.
Le scientifique Travis Nemkow, spécialiste de l’activité sportive, loue également les vertus de cette zone 2. « Votre organisme devient plus apte à gérer la situation à laquelle il est confronté ». Il ajoute : « les muscles squelettiques sont capables d’absorber du glucose de manière insulinodépendante, et l’exercice physique est un moteur de cela ». Ce qui signifie que ce type d’activité est particulièrement adaptée, par exemple, pour des personnes présentant un diabète de type 2.

Grâce à cet entraînement, il est plus aisé pour eux de contrôler leur taux de glycémie. Cela s’ajoute à une meilleure endurance et à une meilleure santé métabolique. C’est également le meilleur moyen de se mettre au sport, ou de s’y remettre pour ceux qui ont abandonné. Le fait d’y aller en douceur et progressivement est bien moins agressif pour le corps, mais aussi pour le mental qu’une séance intensive, qui demandera plus de temps de récupération. Avec un entraînement en zone 2, nous pouvons recommencer dès le lendemain.
En définitive, l’activité sportive n’a pas forcément à être intense. Certes, une séance à haute intensité offre de très nombreux bénéfices, mais une activité plus douce peut se révéler plus adaptée à certaines personnes et permet d’améliorer notre métabolisme et notre santé.
Références de l’article :
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