Janvier 2026 a été l’un des mois de janvier les plus chauds de l’histoire, selon un rapport scientifique
Le mois de janvier 2026 fait officiellement partie du top 5 des mois de janvier les plus chauds de l’histoire. Dans son bilan, publié en février, Copernicus fait l’état des lieux des conséquences météorologiques du réchauffement climatique.

Températures extrêmes. Le réchauffement climatique ne nous laisse aucun répit. Nous venons à peine d’entrer en 2026 et voilà que les températures enregistrées pour le mois de janvier montrent déjà que la nouvelle année s’inscrit dans la triste continuité de l’année précédente, en termes de changement climatique. Et ce, malgré l’importante vague de froid qui a également pris d’assaut l'hémisphère nord, notamment au Canada et aux Etats-Unis, et qui avait engendré de fortes chutes de neige.
Un mois de janvier 2026 dans la lignée de celui de 2025
Des dizaines de milliers de vols avaient d’ailleurs été annulés et le climatoscepticisme de Donald Trump face à ce froid polaire ne s’était pas fait attendre. Le président avait même rédigé, moqueur, un court texte sur sa plateforme Truth social, le 23 janvier dernier : “Est-ce que les insurrectionnistes environnementaux pourraient m'expliquer s'il vous plaît: QU'EST CE QUI EST ARRIVÉ AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE?” Un sarcasme qui définit l’état d’esprit des climatosceptiques, même face à l’évidence.
Une hausse des températures qui continue d’inquiéter les chercheurs
Selon le bilan de l’observatoire européen Copernicus, publié le 10 février dernier, le mois de janvier 2026 ne se révèle plus froid du mois de janvier le plus chaud jamais enregistré que de 0,28°C. Et pour l’instant, cette triste palme est attribuée au mois de janvier 2025. “Janvier 2026 a été le cinquième mois de janvier le plus chaud au niveau mondial, avec une température moyenne de l'air en surface de 12,95°C, soit 0,51°C de plus que la moyenne de janvier pour la période 1991-2020”, peut-on lire dans ce bilan.
L’observatoire européen pointe du doigt une accumulation des gaz à effet de serre, responsable de cette hausse des températures. Selon les scientifiques, elle est “due à la poursuite des émissions et à la réduction de l'absorption du dioxyde de carbone par les puits naturels [...] L'activité humaine reste le principal moteur des températures exceptionnelles que nous observons”, affirme directrice des services de surveillance de l'atmosphère de l’observatoire, Laurence Rouil.

Le rapport précise que “les températures à la surface de la mer ont atteint des niveaux exceptionnellement élevés [...], associés à un épisode El Niño et à d'autres facteurs de variabilité océanique, amplifiés par le changement climatique, tels que les changements dans les quantités d'aérosols et de nuages bas, ainsi que les variations dans la circulation atmosphérique”. Ce qui explique ainsi les phénomènes météorologiques extrêmes que l’on a pu observer en 2025, comme les grosses tempêtes et les violents incendies.
On pense notamment à l’Espagne, au Chili et à l’Australie. Les territoires comme le Groenland et l’Antarctique ont également affiché des températures record, par rapport aux moyennes normales. Le rapport indique également que le seuil critique des 1,5°C, fixé en 2015, a été dépassé. Carlo Buontempo, de Copernicus, affirme que “le choix qui s'offre à nous est de savoir comment gérer au mieux l'inévitable dépassement et ses conséquences sur les sociétés et les systèmes naturels."