Tendances saisonnières : froid tardif, humidité ou grande douceur ? Découvrez ce que le printemps nous réserve !

Si le printemps météorologique a officiellement débuté dimanche dernier, les conditions météo sont printanières depuis la fin février. Cette situation va-t-elle durer ?
Depuis la mi-janvier, c'est la douceur qui domine en France. Si les pluies ont été copieuses jusqu'à la fin février, générant d'ailleurs des inondations de grande ampleur dans l'ouest de la France, l'anticyclone a pris le relai depuis une dizaine de jours, nous offrant des conditions météo réellement printanières.
Si ce temps ensoleillé et doux fait du bien au moral, il fragilise la nature. En effet, celle-ci s'est réveillée avec près d'un mois d'avance. Ainsi, en cas de gel tardif au cours des prochaines semaines, des pertes affecteront inévitablement les cultures comme ce fut le cas au cours du printemps 2022. À quoi faut-il s’attendre pour ce trimestre mars-avril-mai ? On fait le point sur les dernières tendances saisonnières.
Vers un mois d'avril humide et instable
Cette première décade de mars est marquée par la présence des hautes pressions, apportant un temps souvent lumineux. Les régions méditerranéennes sont toutefois confrontées à une goutte froide qui apporte un temps plus instable. Côté températures, la douceur est largement de mise avec des valeurs situées 5 à 8°C au-dessus des normales de saison. Cette situation se poursuivra ces prochains jours avant un temps potentiellement plus dégradé autour de la mi-mars.

L'instabilité présente au sud pourrait gagner l'ouest et le centre du pays au cours de la semaine du 16 mars avant de retrouver pour la dernière décade des conditions plus stables de l'Atlantique aux régions de l'est. Le Midi méditerranéen, pour sa part, devrait rester sous l'influence d'éventuelles gouttes froides. Côté mercure en revanche, peu d'évolution attendue avec le maintien de températures assez largement supérieures aux normales de saison.
️ La douceur n'est pas près de s'en aller avec une anomalie sur les 7 prochains jours qui devrait excéder les +5°C en France ! Le pays est déjà sur une série remarquable de plus de 50 jours consécutifs plus doux que la normale ! pic.twitter.com/zu1cssFWgi
— Météo Express (@MeteoExpress) March 4, 2026
Concernant le mois d’avril, les conditions vont sensiblement évoluer avec le retrait de l’anticyclone. Ainsi, c’est un flux d’ouest à sud-ouest qui devrait dominer. Les températures seront en légère baisse et se rapprocheront des normales, sans passer en dessous. Côté précipitations, il faut s’attendre à une succession de perturbations venues de l’Atlantique. Les ciels de traîne seront également actifs. Ainsi, les précipitations s’annoncent légèrement excédentaires pour ce mois d’avril.
Amélioration à partir de mai, gare aux orages
En mai, fais ce qu’il te plaît ? Si l'adage est connu de tous, sa véracité reste à démontrer. Néanmoins, les hautes pressions devraient reprendre de la vigueur, permettant ainsi à des conditions météo plus stables de s’installer. Les précipitations seront plus rares qu’en avril et souvent proches de la normale. Ceci dit, de l’instabilité pourrait se développer entre les premiers coups de chaleur et la douceur océanique, conduisant à des averses orageuses, d’où des cumuls de pluies assez irréguliers.

Les températures, quant à elles, repartiront à la hausse et se situeront en moyenne 1°C au-dessus des normales de saison. Si l’on se projette vers le mois de juin, il devrait ressembler au mois précédent avec le maintien de conditions plutôt stables, avec une instabilité assez limitée. Ainsi, les précipitations seront déficitaires sur l’ensemble du territoire tandis que la chaleur pourrait gagner en intensité avec un excédent d’environ 1,5°C par rapport aux normales.
Pour ce printemps 2026, les conditions s'annoncent donc changeantes avec un mois de mars doux et instable en Méditerranée. Avril pourrait être le mois le plus instable de la période alors que le soleil devrait s'installer durablement en mai, avec également un temps plus chaud. Rappelons toutefois que c'est au printemps où les tendances saisonnières ont une fiabilité (un peu) plus limitée...