Tendance à un mois : à quand une météo printanière ?

Après un mois d'avril légèrement plus doux que la normale et surtout instable, le printemps se fait de plus en plus attendre... Va-t-il enfin parvenir à s'installer au cours du mois de mai ?

Guillaume Woznica Guillaume Woznica 01 Mai 2019 - 03:00 UTC
Dans la continuité du mois d'avril, le mois de mai verra-t-il le retour du ciel bleu ?
Dans la continuité du mois d'avril, le mois de mai verra-t-il le retour du ciel bleu ?

« Y'a plus de saison ma bonne dame ! » Après une météo aux couleurs de l'été à la fin de l'hiver, le printemps ressemble pour l'instant davantage à l'automne avec des pluies ou des averses fréquentes et des températures qui ont parfois du mal à grimper en cours de journée, après des matinées parfois très fraîches pour la saison... La faute à qui ? À l'anticyclone bien sûr ! Les hautes pressions demeurent jusqu'à présent trop éloignées du pays, en restant campées sur les Açores ou en protégeant par moments les pays nordiques de l'Europe. Et pour celles et ceux qui sont impatients de pouvoir profiter durablement des terrasses et des barbecues, il va falloir encore patienter un peu...

Une 1ère quinzaine fraîche et instable

Dans la continuité d'avril, ce mois de mai va débuter avec un temps instable. Si la Fête du Travail se déroule sous un temps ensoleillé et doux (avec une exception pour la Bretagne), la suite de la semaine sera nettement plus chaotique, jusqu'au dimanche 5 mai. Ainsi, de jeudi à samedi, les ondées seront fréquentes avec de la neige sur tous les massifs, parfois en dessous de 1000 mètres. L'orage se fera entendre localement alors que le soleil dominera en Méditerranée mais avec du vent. Les températures s'apprêtent à connaître une nouvelle chute après la douceur du 1er mai. Elles vont rapidement repasser sous les normales en étant situées jusqu'à 8 voire 10°C en dessous, avec aussi le retour de fréquentes gelées en plaine au cours du week-end.

Ce temps froid pour la saison sera toujours d'actualité pour débuter la semaine du 6 au 12 mai, avec encore des gelées au lever du jour dans le nord, le centre et l'est du pays, de quoi provoquer des dégâts sur les cultures et la végétation en cette deuxième partie du printemps. Ce flux de nord s'accompagnera d'un temps ensoleillé de l'Atlantique à la Méditerranée alors que des averses pourront encore se déclencher dans l'est, avec de la neige en montagne et à basse altitude. A partir du mercredi 8 ou du jeudi 9, l'anticyclone devrait se retirer pour laisser place aux dépressions atlantiques, synonymes du retour de la pluie par l'ouest mais avec des températures se rapprochant des moyennes saisonnières.

Après une 1ère quinzaine fraîche voire maussade, le soleil pourrait s'imposer après le 15 mai...
Après une 1ère quinzaine fraîche voire maussade, le soleil pourrait s'imposer après le 15 mai...

Nette amélioration en 2ème quinzaine

Si vous aimez le soleil et la chaleur, alors lisez ces deux paragraphes jusqu'à la fin car un véritable changement de temps est attendu pour la deuxième quinzaine de mai. Dès la semaine du 13 au 19, l'anticyclone des Açores va progressivement étendre son influence jusqu'à la France, de quoi rejeter le mauvais temps vers le nord de l'Europe. Si le début de semaine sera encore instable et à peine de saison, les éclaircies reprendront l'avantage par l'ouest et le sud et s'accompagneront de températures agréables, dépassant souvent les 20°C en cours d'après-midi, avec des pointes au-delà de 25°C pour les régions les plus méridionales.

Ces conditions quasiment estivales pourraient se généraliser et s'affirmer pour la semaine du 20 au 26 mai et même au-delà. La majorité des scénarios entrevoit une véritable barrière de hautes pressions sur l'ouest de l'Europe, favorisant la présence d'un temps ensoleillé mais aussi d'un flux de secteur sud, avec dans ces conditions un apport de chaleur depuis le Maghreb. La barre des 30°C pourrait ainsi être atteinte ou dépassée dans de nombreuses régions en cours de journée. Avec le retour (ou l'arrivée) de la chaleur, quelques orages pourront également se manifester sur les reliefs par évolution diurne, sans conséquence.

Publicité