Sécheresse : un nouveau record battu, du jamais-vu en France et le pire est à venir !

La sécheresse que l'on vit depuis la fin du printemps est désormais historique : jamais les sols n'avaient été aussi secs en France. Et cette situation risque encore de s'aggraver...
Il y a quelques mois, à la sortie de l'hiver, personne n'aurait pu imaginer la situation dans laquelle le pays allait se retrouver au début de l'été. Après un automne et un début d'année extrêmement pluvieux, l'indice d'humidité des sols était alors au niveaux des records hauts, laissant présager un printemps et un été sans difficulté.
Et pourtant... Depuis quelques semaines, le manque de pluie combiné aux épisodes de canicule a fortement et rapidement dégradé la situation, à tel point que nous vivons (déjà) une sécheresse marquée et étendue. Et les conditions pourraient encore se dégrader au cours des prochaines semaines...
L'année 1976 détrônée par 2026
Il y a quelques semaines encore, l'inquiétude sur le front des réserves en eau n'était pas d'actualité, à l'inverse des années précédentes. En effet, la France a abordé le printemps avec des nappes phréatiques pleines voire débordantes, après un hiver très humide et de nombreuses inondations dans le centre et le sud du pays notamment. Mais, depuis, la situation a bien changé.

Après un mois d'avril particulièrement sec (le 4ème plus sec depuis le début des relevés météo à l'échelle nationale) puis une première canicule historiquement précoce à la fin du mois de mai, nous avons abordé l'été météorologique le 1er juin avec une situation se dégradant rapidement. Et les semaines suivantes n'ont pas connu d'amélioration, bien au contraire avec un épisode caniculaire historique en deuxième quinzaine de juin, battant tous les records en terme d'intensité.
Nous y voilà : jamais les sols n'avaient été aussi secs en ce début du mois de juillet, le #record de 1976 est battu. En profondeur aussi, la situation continue de se dégrader avec des nappes phréatiques orientées à la baisse partout. Végétation, cultures, animaux, pic.twitter.com/Rwb6mjKX13
— Guillaume Woznica (@GWoznica) July 9, 2026
Est ensuite arrivé le mois de juillet avec une nouvelle vague de fortes chaleurs et toujours aussi peu de pluie en raison de l'ultra-domination de l'anticyclone des Açores depuis la fin du mois de mai (-50% de pluie en juin). Ainsi, l'indice d'humidité des sols a baissé jour après jour pour finir par atteindre ce mercredi un niveau record bas, et surclassant au passage la fameuse sécheresse de 1976. Une telle dégradation en aussi peu de temps est tout simplement inédite.
Aucune amélioration durable en août ?
Avec les prévisions des prochains jours, aucune évolution favorable n'est attendue, bien au contraire. Si quelques orages pourront éclater localement, le risque concernera essentiellement les reliefs de la moitié sud. Dans le courant de la semaine prochaine, un flux océanique devrait mettre fin progressivement à la canicule. Il apportera aussi un peu d'instabilité sous forme d'averses et d'orages trop peu nombreux.

Au-delà de ces prévisions de la semaine prochaine, les dernières tendances à long terme ne sont pas favorables. Si la dernière décade de juillet s'annonce moins chaude, les hautes pressions devraient malgré tout dominer, avec à la clé le maintien d'un déficit de précipitations. Cette tendance devrait également se maintenir en première quinzaine d'août, avec un soleil généreux, des précipitations rares ou inexistantes et un temps plus chaud que la normale.
Ce n'est qu'à l'approche de la rentrée que le temps pourrait véritablement changer avec beaucoup moins de chaleur et surtout davantage d'humidité. Ce scénario demande néanmoins confirmation. D'ici là, la sécheresse va continuer de s'aggraver avec des conséquences devenant dommageables pour la végétation, les cultures, les animaux ou encore les incendies.