Pollens en France : encore des allergies malgré la météo moins douce ! Quelle journée la plus à risque d'ici vendredi ?

Les allergiques ne doivent pas relâcher la pression : les pollens d'aulne et de bouleau vont encore s'en donner à cœur joie pour leur gâcher la vie cette semaine en France. Quelles seront les régions les plus concernées ?

Malgré des températures restant souvent inférieures aux normales de saison jusqu'à jeudi, et malgré la présence de nuages et d'averses, les pollens vont continuer à se disperser cette semaine en France. À quoi faut-il s'attendre pour les 4 prochains jours ? Dans quelles régions le risque d'allergies sera-t-il le plus important ?

Lundi : la moitié Nord en ligne de mire

Alors que le temps va à nouveau tourner à la pluie ce lundi, puis aux averses dans de nombreuses régions, le risque pollinique ne va pas pour autant disparaître. Les niveaux de pollens seront très élevés ce lundi après-midi sur la moitié Nord, après le passage de la perturbation pluvieuse, notamment sur la Bretagne, la Normandie, les Hauts-de-France, le Centre-Val-de-Loire, la Bourgogne, la Champagne-Ardenne et la Lorraine.

Ce lundi après-midi, les régions en rouge sur la carte seront particulièrement exposées au risque pollinique, notamment pour le bouleau.
Ce lundi après-midi, les régions en rouge sur la carte seront particulièrement exposées au risque pollinique, notamment pour le bouleau.

La raison est simple : après la pluie, le retour d'éclaircies, la hausse des températures et le vent modéré (50 km/h) seront le cocktail parfait pour réveiller les pollens. Dans les autres régions, vous bénéficierez d'un répit, lié à la pluie ou aux fréquentes averses. Près de la Méditerranée, le vent soufflera très fort et devrait emmener les pollens loin vers la mer, en revanche, la côte d'Azur et la Corse, plus abritées, seront plus exposées aux pollens.

Lundi après-midi, la concentration en pollens de bouleau dépassera parfois dans le Nord-Ouest les 200 grains par mètre cube d'air.
Lundi après-midi, la concentration en pollens de bouleau dépassera parfois dans le Nord-Ouest les 200 grains par mètre cube d'air.

Lorsque nous parlons de pollens, il s'agit essentiellement des pollens de bouleau et d'aulne, les plus problématiques à cette époque de l'année. Il ne faut pas oublier toutefois les pollens de charme, de cyprès, de frêne, de platane et de peuplier, en pleine dispersion.

La relative bonne nouvelle concerne la concentration en grains de pollens dans l'air : celle-ci, pour le bouleau, ne devrait pas dépasser les 250 grains par mètre cube d'air, c'est 10 à 20 fois moins sur certaines régions que lors des précédents pics. Néanmoins, cela suffit à provoquer des symptômes pour les allergiques très sensibles…

Mercredi et jeudi, deux journées à risque ?

Dans la journée de mardi, le risque d'allergies devrait concerner les mêmes régions que la veille, même s'il pourrait s'étendre au Massif central, tandis que la concentration en pollens de bouleau pourrait augmenter un peu dans le Sud-Ouest, totalement épargné lundi. Le quart Sud-Est sera plutôt à l'écart mardi. Là encore, c'est plutôt le vent qui sera le facteur aggravant au Nord, plutôt que le soleil, rare.

Selon les régions, la concentration en pollens de bouleau mercredi après-midi pourrait être 2 à 3 fois plus importante que la veille.
Selon les régions, la concentration en pollens de bouleau mercredi après-midi pourrait être 2 à 3 fois plus importante que la veille.

Les deux journées les plus à risque de la semaine semblent être celles de mercredi et de jeudi, d'abord parce que les éclaircies se feront sans doute plus nombreuses, et que le vent de Nord restera sensible sur le pays. Peu de changement à attendre sur le front des régions exposées : il s'agira toujours de la moitié Nord et du Massif central. Plus au Sud, le risque sera plus mesuré.

En termes de concentration, les pollens de bouleau seront aussi plus nombreux que mardi : jusqu'à 1000 grains par mètre cube d'air en Normandie pour mercredi après-midi, 100 à 500 dans les autres régions. Pour la fin de la semaine, un éventuel pic de douceur pour Pâques, encore loin d'être confirmé, pourrait dégrader la situation pollinique. Affaire à suivre : et si les graminées se réveillaient ?