Le NHC confirme que ce début de saison des ouragans dans l’Atlantique est le plus calme depuis au moins 60 ans
Depuis le début de l’année, cinq tempêtes tropicales se sont formées dans l’Atlantique, toutes de courte durée. Nous vous expliquons pourquoi la saison est jusqu’à présent si calme.

Alors que trois ouragans frappaient le Pacifique, le bassin Atlantique restait étonnamment calme, à l’approche même du pic de la saison cyclonique, prévu autour du 10 septembre.
La date la plus tardive à laquelle le premier ouragan de la saison s’est formé dans l’Atlantique est le 12 septembre. Depuis le début des observations satellitaires en 1966, seules sept années n’ont enregistré aucun ouragan dans l’Atlantique au cours du mois de septembre.
Tropical Storm #Edouard has made landfall in Louisiana with max winds of 60 mph. The Atlantic has yet to have a #hurricane this year. Only 7 seasons in satellite era (since 1966) have gone into September without an Atlantic hurricane. pic.twitter.com/g2tyxhb2Qo
— Philip Klotzbach (@philklotzbach) September 1, 2026
Selon le National Hurricane Center (NHC), aucune activité cyclonique n’était prévue au cours des sept jours suivants, au matin du 5 septembre. L’Atlantique pourrait ainsi égaler le record historique.
Cela signifie que, pour le moment, tout porte à croire que la formation du premier ouragan de l’année sera la plus tardive jamais enregistrée.
El Niño, qui pourrait bientôt battre des records, est en cause
Le principal facteur expliquant le calme relatif de la saison cyclonique dans l’Atlantique se trouve dans le Pacifique : El Niño. Déclaré il y a quelques mois, ce phénomène continue de s’intensifier. Les modèles actuels indiquent qu’il pourrait devenir l’épisode El Niño le plus puissant jamais enregistré.

Lors des épisodes El Niño, l’activité cyclonique dans l’Atlantique a généralement tendance à diminuer. Cette phase du cycle ENSO renforce en effet le cisaillement des vents sur l’ensemble du bassin, c’est-à-dire la variation de leur vitesse et de leur direction avec l’altitude. Ce cisaillement accru tend à désorganiser les tempêtes qui parviennent à se former.
Par ailleurs, les perturbations venues d’Afrique, souvent à l’origine des tempêtes tropicales dans l’Atlantique, ont été relativement peu nombreuses.
Les conditions peuvent évoluer rapidement : la population doit rester vigilante
Depuis le début de l’année, seules cinq tempêtes baptisées ont été recensées dans l’Atlantique. Toutes ont été de courte durée et aucune ne s’est renforcée jusqu’au stade d’ouragan. Trois d’entre elles, dont Arthur et Edouard, ont toutefois provoqué de fortes pluies et des orages sur les terres.
L’un des principaux facteurs à surveiller est la hausse de la température des eaux dans l’Atlantique occidental et le golfe du Mexique, qui pourrait favoriser le déclenchement de ces systèmes orageux.
Il est important de souligner que toutes les années marquées par un épisode El Niño ont connu au moins un ouragan. Les habitants des zones côtières doivent donc poursuivre leurs préparatifs habituels, car la saison cyclonique se prolonge jusqu’au 30 novembre.