Le Wi-Fi à bord des avions et des trains est souvent très mauvais. Une nouvelle technologie pourrait enfin tout changer
La connexion mobile à bord des moyens de transport reste très instable. Pendant longtemps, de nombreux facteurs ont empêché de bénéficier d'un signal de qualité. Mais cette situation est en train de changer.

Le signal Wi-Fi proposé à bord des bus, des trains, des navires ou des avions est souvent peu fiable. De plus, son intensité varie fréquemment, ce qui ne permet pas toujours de garantir une connexion stable.
Lorsqu'elle repose sur les réseaux de téléphonie mobile ou sur les satellites traditionnels, la connexion Internet haut débit est pénalisée par d'importantes fluctuations du signal ainsi que par une couverture limitée. Résultat : des débits plus faibles et des coupures de service souvent frustrantes.
Pour remédier à cette situation, le gouvernement britannique a annoncé travailler à l'amélioration du Wi-Fi à bord des centaines de trains interurbains du pays. Les autorités prévoient de recourir à des systèmes de communication reposant sur des satellites en orbite terrestre basse (LEO, pour Low Earth Orbit).
Dans ce cadre, elles évaluent notamment les solutions proposées par Starlink, l'entreprise d'Elon Musk, et OneWeb, filiale du groupe français Eutelsat. Évoluant beaucoup plus près de la surface de la Terre que les satellites traditionnels, ces constellations offrent une couverture quasi mondiale et permettent des communications à des débits nettement plus élevés.

Progressivement, cette technologie devrait se généraliser dans les transports terrestres, ferroviaires, maritimes et même aériens. Les entreprises qui proposent ce type de connectivité promettent de révolutionner les communications en offrant une connexion beaucoup plus stable.
Comment fonctionne la connexion aujourd'hui, et qu'est-ce qui va changer ?
À l'heure actuelle, les trains dépendent du déploiement progressif des réseaux terrestres 4G et 5G le long des voies ferrées. De plus, la bande passante est partagée entre tous les passagers. Résultat : la qualité de la connexion se dégrade dans les zones rurales, les tunnels et les secteurs où la couverture est limitée.
Les trains à grande vitesse représentent un défi supplémentaire. Garantir une connexion Internet fiable à bord est encore plus complexe, ces rames circulant à une vitesse moyenne d'environ 250 km/h. En Chine, certaines lignes atteignent même 354 km/h.
Les systèmes LEO, une alternative aux réseaux terrestres
Avant d'envisager les constellations de satellites en orbite terrestre basse (LEO), l'une des solutions consistait à installer, le long des voies ferrées, des réseaux de communication dédiés utilisant des technologies de pointe afin d'assurer une connectivité très haut débit et à faible latence, même à grande vitesse. Cette approche reste toutefois particulièrement coûteuse à déployer.

Les entreprises qui développent des constellations de satellites en orbite terrestre basse (LEO) affirment pouvoir offrir une couverture quasi mondiale, sans qu'il soit nécessaire de déployer une infrastructure ferroviaire coûteuse et limitée. Plusieurs essais concluants ont déjà été réalisés. Fort de ces résultats, le gouvernement britannique a annoncé le déploiement progressif d'une connectivité par satellites LEO sur son réseau ferroviaire, dans le cadre d'un programme de cinq ans.
Internet à bord des avions
La compagnie Lufthansa a été la première à proposer un accès à Internet sur ses vols commerciaux, en 2003. Depuis, cette technologie s'est rapidement développée. Aujourd'hui, environ 70 % des compagnies aériennes dans le monde offrent une connexion Wi-Fi à leurs passagers.
Le service « traditionnel » repose sur des systèmes de communication air-sol ou sur des satellites. L'avion est équipé d'une antenne qui communique avec un réseau de stations terrestres. Cette solution présente toutefois des limites, notamment sur les liaisons transocéaniques, où la couverture est insuffisante.
Les systèmes LEO arrivent aussi dans l'aviation
L'utilisation des satellites en orbite basse permet déjà, sur certains vols, d'atteindre des débits dépassant les 100 Mbit/s. L'un des principaux défis reste toutefois la distance parcourue par les signaux, qui peut atteindre près de 5 000 kilomètres, entraînant encore des délais de transmission perceptibles.
À mesure que ces technologies gagneront en maturité, que la gestion des réseaux s'appuiera davantage sur l'intelligence artificielle et que les capacités satellitaires continueront de se développer, le Wi-Fi à bord devrait permettre le streaming vidéo ainsi qu'un accès fluide aux services en ligne, avec très peu d'interruptions.
Des performances encore variables dans les bus et les ferries
Dans les autobus, la qualité de la connexion dépend essentiellement de la couverture et de la capacité du réseau mobile. Elle se dégrade dans les tunnels, les zones rurales ou lorsque le véhicule est fortement chargé. Par ailleurs, l'accès gratuit à un Internet de qualité dans ce mode de transport s'est raréfié ces dernières années.
Les ferries et les navires de croisière, quant à eux, dépendent principalement des communications par satellite. Jusqu'à présent, ils utilisaient surtout des systèmes à faible bande passante, destinés avant tout à la navigation, à la sécurité et aux communications de l'équipage, reposant sur des satellites géostationnaires situés à environ 35 000 kilomètres d'altitude au-dessus de la Terre.
La technologie des satellites en orbite terrestre basse (LEO) a également permis d'améliorer considérablement les communications dans les transports routiers et maritimes. Comme pour les trains et les avions, son déploiement devrait s'accélérer rapidement dans les années à venir. La perspective de bénéficier d'une couverture quasiment ininterrompue est désormais en passe de devenir une réalité.
Référence de l'article
Zhang, L. (2026). Are we finally about to get decent wifi on trains and planes?.