Les produits ultra-transformés ont des conséquences catastrophiques sur notre santé
Dans nos rayons de supermarchés français, nous voyons beaucoup (trop) de produits ultra-transformés. Plusieurs associations et ONG s’inquiètent et tirent la sonnette d’alarme. Comment lutter contre ce fléau sanitaire ?

Ultra-transformation. Ils sont particulièrement nombreux dans les rayons des supermarchés français. Beaucoup trop nombreux, en réalité. L’ONG Foodwatch déclare que nos apports caloriques sont constitués à plus de 30 % par des produits ultra-transformés. C’est considérable, car 6 produits sur 10 font partie de ce type d’aliments, dans l’Hexagone. Quant aux aliments destinés aux plus petits, les chiffres inquiètent d’autant plus.
Bonbons, sodas, céréales… Les enfants sont particulièrement ciblés par les produits ultra transformés
D’après une enquête de 2025, l’association 60 millions de consommateurs constate que pas moins de 80 % des produits destinés aux plus jeunes sont ultra-transformés. Pour attirer cette jeune clientèle, les industriels savent y faire. Saveurs addictives et packaging très attrayants résultent de l’association parfaite.
Le chercheur Carlos Monteiro et ses homologues dénoncent des produits venants de :
En France, 6 produits sur 10 sont ultra-transformés dans nos rayons
Vous pensez que les logos “light”, “0%”, ou encore “biologique” vous protègent ? Malheureusement, cela ne veut rien dire. Opter pour du lait végétal, choisir le yaourt allégé ou encore acheter du muesli au lieu de céréales… Tout ceci n’évite pas la consommation d’aliments ultra transformés (AUT). Un rapport de Foodwatch explique comment nous pouvons, consommateurs, contrôler nos choix.

Résultat : avec une consommation excessive de ces produits, il faut bien l’avouer, particulièrement attirants, nous mettons à mal notre organisme et donc, notre santé. En 2025, la très prestigieuse revue The Lancet a fait une méta-étude sur le sujet. Elle y dévoile les maladies favorisées par cette surconsommation et évoque l’association de :
Mais alors, qu’en est-il du nutri-score ? Cette note attribuée, allant de 1 à E, permettant de savoir si, oui ou non, l’aliment en question est bon pour la santé. Yuka, Foodwatch et France Assos Santé souhaitent une amélioration de ce dernier. En effet, l’Inserm déclare que 80 % des aliments ultra-transformés sont notés C, D ou 3 selon ce nutri-score. Mais ce qui inquiète, c’est que 20 % de ces produits peuvent donc obtenir une bonne note.

Les lobbys utilisent cette constatation pour défendre ces produits, qui ne sont pas forcément, selon eux, tous mauvais pour la santé. Pour les défenseurs d’un nutri-score amélioré, il faudrait une véritable refonte du système alimentaire, des alternatives meilleures pour la santé et une action publique réelle pour améliorer nos rayons.
Référence de l'article
Sophie Kloetzli. (2026). Aliments ultra-transformés : on s’empoisonne sans le savoir.