Chine : une peau fossilisée de dinosaure révèle ses secrets !

Une nouvelle espèce de dinosaure a été découvert en Chine ! L'animal était doté de piquants, une première !

L'iguanodon est le premier dinosaure à avoir été répertorié il y a 200 ans.
L'iguanodon est le premier dinosaure à avoir été répertorié il y a 200 ans.

Les paléontologues ont (encore) découvert une nouvelle espèce de dinosaure. La découverte a été faite dans le nord-est de la Chine. Et quelle trouvaille ! Une peau fossilisée, ce qui est assez rare pour être souligné. Car "ces structures-là sont rarement fossilisées puisque ce sont des tissus majoritairement mous", détaille Ninon Robin, chercheuse au CNRS et paléontologue au laboratoire Géosciences de l'université de Rennes (France).

Cette dernière a participé à l'étude parue dans la revue scientifique Nature Ecology & Evolution. L'animal, découvert par une équipe internationale (dont le CNRS), fait parti de la famille des Iguanodons. Une espèce de dinosaure déjà connue et l'une des mieux documentées depuis 200 ans ! Le dinosaure fossilisé était jeune et mesurait 245 cm à sa mort, survenue il y a 125 millions d'années. Mais ce jeune spécimen a une particularité : des piquants !

C'était un dinosaure herbivore qui servait de proie à des confrères carnivores. Justement, les chercheurs avancent que les piquants servaient certainement à dissuader les prédateurs de les manger, car plus difficile à avaler. Les épines avaient aussi un rôle thermorégulateur et/ou permettait une meilleur perception sensorielle. Malgré tout, les spécialistes restent prudents en raison du jeune âge du spécimen.

Ils doivent encore "déterminer si ces piquants étaient également présents chez les adultes". L'animal a été baptisé Haolong Dongi en hommage à Dong Zhiming, un paléontologue chinois, considéré comme un des pionniers de la paléontologie chinoise et décédé en 2024. Haolong Dongi pourrait être l'ancêtre du porc-épic. Ces piquants étaient creux et cornus.

D'après leurs constatations, l'animal était protégé par des écailles tout au long de la queue et par ces épines de différentes tailles pour le reste du corps. Malgré ses 125 millions d'années, la peau de l'animal est particulièrement bien conservée. Les épines sont en excellent état et sont conservées jusqu'au niveau cellulaire ! En effet, les scientifiques ont pu analyser des noyaux individuels des kératinocytes (cellules composant l'épiderme) fossilisés.

Pour étudier ces cellules cutanées, les chercheurs ont utilisé des technologies de scans à rayons X et des coupes histologiques à hautes résolution. Les "excroissances dermiques avaient été scannées par nos collègues chinois" avant que la paléontologue et ses collègues ne regardent "à l'intérieur pour savoir de quoi elles étaient composées".

Les excroissances tégumentaires chez les dinosaures posent toujours la question de leur lien avec les plumes, les oiseaux actuels représentant les seuls dinosaures non-éteints. (…) Ici, comprendre la microstructure interne de ces piquants était une clé d'identification de leur nature, bien différente des plumes.

La scientifique française a eu la chance de travailler sur des échantillons où elle a pu constater des "structures qui préservaient l'anatomie des cellules (...) ce qui est très rare quand on a des choses aussi anciennes". Le fossile du dinosaure a été déposé au musée géologique d’Anhui, en Chine orientale.

Un spécimen absolument fascinant qui n'a peut-être pas fini de nous livrer ses secrets. Car jusqu’à présent, aucune preuve n’attestait de l’existence de tels piquants chez les dinosaures.

Références de l'article :

LeFigaro, (11/02/2026), En Chine, la peau fossilisée d’un jeune dinosaure, vieux de 125 millions d’années, livre un trésor scientifique jamais vu

SudOuest, (19/02/2026), Des piquants creux et cornus : une étonnante espèce de dinosaure découverte dans le nord de la Chine

CNRS (04/02/2026), Un dinosaure à piquants aux propriétés inédites découvert en Chine