Nous prenons désormais plus de photos de notre animal que de nos enfants
La photo a changé. En 200 ans, l’art d’immortaliser un moment est passé des photos de famille aux photos paysages, en passant par les selfies et les photos de nourriture. Une étude met en lumière ce que nous photographions le plus.

C’est dans la boîte. Un souvenir, un cliché et c’est enregistré pour toujours. C’est l’une des raisons principales que les gens avancent lorsqu’ils font une photo. Ne pas oublier, pouvoir y revenir. « Les raisons de prendre des photos restent assez classiques : conserver des souvenirs, souder ou rapprocher des familles, partager une émotion… 60 % des Français font d’abord de la photo dans ce but », assure la présidente de Cewe France et Espagne, à 20 minutes, l’un des leaders du livre-photo, Laurence Courtinat-Vernon.
Mais dans une société où le smartphone est roi, comment s’en sort la photo imprimée ?
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce secteur s’en sort particulièrement bien. Mieux encore, il attire cette génération smartphone, très jeune. En effet, selon l’Observatoire de la photo 2026 de Cewe, il semblerait que pas moins de 60 % des photos finissent imprimées. Et c’est 70 % dans la tranche des 18-34 ans). « C’est comme si l’abondance de photos numériques déclenchait l’abondance d’impressions », explique Mme Courtinat-Vernon. Une étude réalisée grâce à un échantillon de 1 000 participants, en France.
Quelles sont les catégories les plus accros à la photo ?
Parmi les moins de 35 ans, ils sont 53 % à confirmer qu’ils prennent des photos au quotidien, contre seulement 16 % des plus de 50 ans. Résultat : c’est aussi une affaire générationnelle. Les photos ne sont également pas les mêmes. On a pu constater une génération selfie, même si aujourd’hui, la tendance a changé et les perches à selfie ne font plus autant fureur. Laurence Courtinat-Vernon constate en effet que 10 % des Français seulement continuent de faire des selfies.
« Les selfies restent le marqueur d’une génération, jusqu’à 35 ans. D’ailleurs, nous constatons à travers les albums photo que nous imprimons que la part des selfies présents y reste assez anecdotique ». Alors que 20 % des Français optent pour des photos… De plats ! Les pâtes carbonara, les burgers et autres mets de restaurants tendent désormais à se retrouver bien plus souvent dans la mémoire de nos téléphones ou sur nos réseaux sociaux, à l’image de Tik Tok ou d’Instagram.

Mais il s’agit de photos qui restent souvent uniquement dans le téléphone. Selon cette étude, les clichés les plus souvent imprimés sont les photos de voyage. Ainsi, les photos prises lors d’un road trip en Norvège, d’un week-end en Corse ou encore, d’une envolée à Bali ont plus de chances de se retrouver rapidement exposées sur les murs et sur les tables de votre appartement que votre livraison du samedi soir.
Et les proches, dans tout ça ? Si la célèbre photo de famille, et notamment des enfants, était presque un incontournable de nos pellicules, c’est aujourd’hui un membre de la famille bien particulier qui vole la vedette à nos progénitures. Laurence Courtinat-Vernon déclare : « 33 % des personnes interrogées déclarent photographier leur animal de compagnie, soit. Mais elles ne sont plus que 31 % à photographier leurs enfants ». Une donnée qui a de quoi étonner et qui prouve l’importance grandissante de nos compagnons à quatre pattes.