Vacances au ski : possible ou pas possible cette année ?

La France est à nouveau confinée depuis plusieurs semaines et les inquiétudes grandissent quant aux prochaines vacances de Noël. Serons-nous autorisés cette année à partir en vacances à la montagne ? Éléments de réponse.

Ski à Noël
Les stations de ski vont-elles rouvrir pour les vacances de Noël ?

La France fait face depuis plusieurs semaines à une deuxième vague puissante de Coronavirus et par conséquent, le pays est à nouveau placé sous cloche depuis le 29 octobre 2020 minuit. Ce deuxième confinement national est toutefois différent du premier qui était intervenu au printemps puisque l'activité économique se poursuit dans la plupart des secteurs économiques. Toutefois, les commerces non-essentiels sont fermés et attendent la confirmation d'une possible réouverture le week-end prochain. Les bars et restaurants pourraient quant à eux rouvrir uniquement l'année prochaine.

Dans ce contexte de vague épidémique, les inquiétudes commencent à se faire sentir à quelques semaines seulement des vacances de Noël et des fêtes de fin d'année. En effet, serons-nous autorisés à rejoindre nos proches à l'autre bout du pays ? Les stations de ski vont-elles pouvoir accueillir du public cette année ? La limite du 1 kilomètre autour de son domicile va-t-elle sauter ? Des questions auxquelles nous allons tenter de répondre dans cet article.

Ski ou pas ski cette année ?

À en croire les autorités de notre pays, les stations de ski devraient être en mesure de pouvoir ouvrir pour ces vacances de Noël. En effet, les autorités ont incité les professionnels à recruter des saisonniers pour cette nouvelle saison. Toutefois, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, a montré une certaine prudence au cours des derniers jours en affirmant que si la réouverture des stations n'était pas possible en raison de mauvais indicateurs épidémiologiques, ces professionnels pourraient alors recourir au chômage partiel.
Cette ouverture est en tout cas primordiale pour les stations déjà durement éprouvées lors du premier confinement alors qu'elles avaient été contraintes de fermer de manière précoce en mars au moment de la première vague. Dans les Pyrénées, près de 120 000 saisonniers sont embauchés chaque année pour 30 stations de ski.
En mars dernier, la fermeture anticipée des stations aurait généré entre 1,5 et 2 milliards d'euros de pertes sur toute la France. C'est donc tout un pan de l'économie qui attend avec fébrilité les futures annonces du gouvernement. Le président de la République, Emmanuel Macron, s'exprimera mardi soir à 20 heures à la télévision afin de présenter les différentes étapes du déconfinement. Il devrait également tenter de rassurer les Français et leur donner de la visibilité pour les vacances de Noël à venir.

Un protocole sanitaire renforcé ?

Un protocole sanitaire renforcé est sur la table et a été élaboré depuis plusieurs semaines. Cette année, sur les pistes, le port du masque sera obligatoire dès l'âge de 11 ans. La distanciation sociale sera de mise également quand vous attendrez votre télésiège ou votre télécabine. Selon le protocole établi, nous pourrons être six dans une télécabine ou huit sur un télésiège (mais il faudra garder le masque afin d'éviter les contaminations).
restaurants
Dans le cadre d'un protocole sanitaire plus strict, les bars et restaurants pourraient ne pas rouvrir dans les stations de ski.
Aussi, les tests antigéniques pourraient être déployés afin d'éviter la propagation de l'épidémie. Les saisonniers pourraient se faire tester régulièrement tout comme les vacanciers. D'autres hypothèses sont à l'étude comme l'étalement des vacances d'hiver afin de mieux réguler les flux de vacanciers.
Emmanuel Macron s'exprimera mardi soir à 20 heures
Si les stations de ski pourraient rouvrir pour les vacances de Noël, les bars et restaurants devraient rester fermés. Ces vacances seront donc bien différentes des précédentes et sans vin chaud sur les pistes ! Encore un peu de patience, nous devrions en savoir plus mardi prochain lors de l'allocution du président de la République.