Tempête Gloria : des vagues de 15 mètres en Espagne !

Outre les pluies et les inondations qui caractérisent la dépression Gloria, elle est également à l’origine de vagues puissantes sur les côtes espagnoles et jusqu’au Roussillon. Un record a même été battu hier aux Baléares.

Guillaume Woznica Guillaume Woznica 22 Janv 2020 - 09:08 UTC

Les images des vagues se déchaînant sur les côtes espagnoles depuis dimanche sont impressionnantes. Des falaises de plusieurs mètres de haut sont littéralement englouties par ces amas d’eau venus de la mer. Un record de hauteur maximale de vagues a même été battu à Port Mahon, la capitale de Minorque dans les Baléares avec une valeur de 14,8 mètres. La veille, une vague de 14,2 mètres avait déjà été enregistrée par une bouée située au large de Dragonera, sur l’île voisine de Majorque. Ces vagues géantes sont ainsi très éloignées des clichés de « mer calme » que dégage souvent la Méditerranée qui peut aussi s’avérer très redoutable. Outre cette mer très agitée, les pluies parfois orageuses, les chutes de neige en montagne et les inondations touchent plusieurs provinces de l’est de l’Espagne, et en particulier en Catalogne où 4 personnes ont été tuées dans ces intempéries liées à la dépression Gloria.

La France est également fortement impactée par cet épisode méditerranéen. De grosses vagues déferlent depuis mardi sur le littoral des Pyrénées-Orientales. Au large de Banyuls-sur-Mer, des vagues de 10 mètres ont été enregistrées. Le quartier du Racou à Argelès-sur-Mer a ainsi été en grande partie envahi par la mer et le sable. Les pluies sont également particulièrement fortes entre la vallée de l’Aude et les Pyrénées où ces pluies se traduisent par d’abondantes chutes de neige. Dans le massif du Canigou, les cumuls dépassent 1,20 m en moins de 48h tandis que les quantités de neige fraîches atteignent 70 à 80 cm à 1700 mètres d’altitude. Avec le redoux constaté depuis quelques heures, la fonte nivale vient alimenter les cours d’eau de la région. Plusieurs d’entre eux sont entrés en crue, le pic des inondations n’étant prévu qu’au cours de la nuit de mercredi à jeudi et jeudi matin.

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