De plus en plus de signalements de femmes filmées à leur insu, à cause de lunettes connectées

Tandis que les lunettes connectées trouvent un certain public, en Europe, de nombreux signalements de femmes, filmées à leur insu, ont été reportés. Plusieurs pays veulent interdire ces lunettes dans l’espace public, voire les interdire complètement.

Les lunettes connectées, un véritable problème dans l'espace public
Les lunettes connectées, un véritable problème dans l'espace public

Objets connectés. Caméra à distance, montre ou même, brosse à dents… Nous vivons dans un monde de plus en plus connecté. Chaque objet du quotidien est devenu télécommandable à distance, en appuyant sur un simple bouton. Résultat : traquer notre santé grâce à notre montre, rendre notre maison plus “smart” ou encore, enregistrer chaque moment grâce à nos smartphones… Tout est désormais possible.

Des lunettes utilisées pour filmer les femmes sans leur consentement

L’une des dernières tendances : les lunettes connectées. Des paires capables de filmer tout ce que l’on observe. En d’autres termes, vos yeux deviennent des caméras. Et ces gadgets sont présents non seulement dans les maisons, mais aussi dans l’espace public. Sans aucune règle, les détenteurs de ces lunettes peuvent les porter où ils veulent et filmer ce qu’ils veulent. Seulement voilà, filmer à l’insu des individus est illégal en France.

Filmer un individu à son insu est illégal en France

Car oui, cette apparition de lunettes connectées et leur utilisation, notamment dans l’espace public, va à l’encontre de très nombreuses lois, et particulièrement celle concernant la protection des données. Avec des lunettes, qui filment l’image et enregistrent la voix de l’individu filmés sans consentement, en somme, blindées de capteurs en tout genre, les règles enfreintes en Europe sont nombreuses.

C’est simple : dès lors que cet individu est isolé et reconnaissable, vous êtes hors la loi. Mais avec l'existence de réglementation, il n’y a aucun garde-fous. Meta propose ces lunettes, notamment via des partenariats avec de grandes marques de lunettes, mais Snap et Google lorgnent déjà sur ce marché. Ces objets connectés posent évidemment un réel problème éthique, car l’interdiction de filmer à l’insu d’un individu est violée.

C'est illégal dès lors que l'individu est reconnaissable
C'est illégal dès lors que l'individu est reconnaissable

Si les lunettes font leur entrée dans le monde des objets connectés, en Europe, l’accueil est plus mitigé, car une fois n’est pas coutume, ce sont les femmes qui sont les principales victimes de cette nouvelle technologie. Et les enfants subissent aussi les résultats, d’autant plus graves puisque les individus filmés à leur insu sont mineurs. Des pays appellent donc à leur retrait de l’espace public, voire à l’interdiction pure et simple des lunettes.

Le Royaume-Uni parlent de “lunettes perverses”. La France s’insurge à cause des signalements de femmes filmées à leur insu et de vidéos humiliantes faites par des créateurs de contenus. Quant à la Norvège, à Oslo, les lunettes connectées disparaîtront des écoles et, plus largement, le pays envisage l’interdiction de la reconnaissance faciale. Mais est-ce là bien suffisant pour protéger ces catégories de la population ?

Comment réglementer un tel objet dans l'espace public sans l'interdire ?
Comment réglementer un tel objet dans l'espace public sans l'interdire ?

Veronika Cifrova Ostrihonova, eurodéputée slovaque, veut être certaine que ces lunettes respectent la réglementation en Europe, vis-à-vis de la protection des données. La politique demande "une réglementation européenne qui protège" les individus et ce, sans faille.

[Les femmes] ne devraient pas avoir à s’inquiéter en permanence d’être potentiellement filmées à leur insu

Référence de l'article

20 Minutes avec AFP. (2026). L’Europe finira-t-elle par bannir de l’espace public les lunettes connectées ?.