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Méditerranée : la température de la mer atteint des sommets !

La température de la mer Méditerranée est actuellement largement supérieure aux normales de saison. Une bonne nouvelle pour les baigneurs, une moins bonne pour la faune, la flore et... pour nous à l'automne !

Corse - iles sanguinaires
La température de la mer Méditerranée début juin était déjà comparable aux niveaux d'une mi-juillet...

Les vacances d'été approchent et elles sont souvent synonymes de baignade dans la mer... Si vous allez au bord de la Méditerranée dans les prochains jours et les prochaines semaines, vous ne devriez avoir aucun mal à entrer dans l'eau : la température de la mer se situe 2 à 3°C au-dessus des normales saisonnières.

Cette bonne nouvelle pour les baigneurs n'en est pas forcément une pour les écosystèmes qui peuplent la Méditerranée. Ces températures anormalement élevées pourraient également avoir de lourdes conséquences cet automne... Explications.

Jusqu'à 4°C au-dessus des normales saisonnières !

Le 1er juin déjà, la température de la mer Méditerranée à Nice affichait 22°C. Une valeur habituellement observée à la mi-juillet. Les épisodes de chaleur successifs sur le bassin méditerranéen depuis la mi-mai ont eu pour conséquence de largement surchauffer la mer.

Au 7 juin, selon les données satellites du programme européen Copernicus, la température de l'eau se situait en moyenne 2 à 3°C au-dessus des normales saisonnières sur le bassin méditerranéen, avec des anomalies allant jusqu'à +4°C autour de la Côte-d'Azur et de l'Italie.

Malgré le caractère agréable de ces températures de l'eau pour les vacanciers, ces températures anormalement élevées ont de multiples conséquences sur la faune et flore marine. Elles risquent également d'avoir des conséquences sur la météo de notre automne...

Des conséquences en cascade

L'une des conséquences les plus visibles pour les vacanciers est la prolifération des méduses. Elles risquent d'être particulièrement nombreuses cet été en raison des températures. D'autres phénomènes, peut-être moins visibles mais avec autant de conséquences se profilent et risquent de fragiliser l'écosystème méditerranéen.

L'arrivée par exemple d'espèces invasives, comme le poisson-lapin. Ce poisson tropical a été observé en Grèce pour la première fois l'année dernière et pourrait bien gagner d'autres régions de la Méditerranée cette année, profitant des eaux plus chaudes sur la façade occidentale de la mer. Ce poisson est néfaste puisqu'il attaque les algues et les herbiers, ressources indispensables à d'autres espèces locales.

En plus des écosystèmes marins, les hommes pourraient également pâtir des eaux plus chaudes de la Méditerranée cet automne. En effet, ces eaux chaudes sont propices à la formation de cyclones typiques de la Méditerranée appelés "medicanes".

A l'instar des ouragans, mais en modèle "réduit", ces medicanes peuvent apporter des vents violents, des submersions et des inondations à l'automne, lorsque la température de l'eau est la plus élevée et lorsque de l'air plus froid arrive en altitude. Du fait de la chaleur arrivée particulièrement tôt, l'automne pourrait être agité en Méditerranée cette année...