Les gaz à effet de serre ont de nouveau atteint des concentrations records en 2025
Les concentrations des trois principaux gaz à effet de serre ont atteint des niveaux records en 2025. Selon l'OMM, l'accumulation de ces gaz dans l'atmosphère accentue le réchauffement climatique et ses conséquences, alors qu'une nouvelle hausse est attendue en 2026.

Les concentrations des gaz à effet de serre dans notre atmosphère ont de nouveau atteint des niveaux records selon le dernier bulletin annuel de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) sur les gaz à effet de serre.
Nouvelle année, nouveau record
Le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d'azote ont atteint des concentrations record dans l'atmosphère en 2025. Selon le dernier bulletin de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), ces trois principaux gaz à effet de serre liés aux activités humaines continuent de s'accumuler dans notre atmosphère.
Cette évolution favorise également l'intensification des phénomènes météorologiques extrêmes, avec des conséquences toujours plus importantes pour les économies et les sociétés humaines. Ces nouveaux records de concentrations témoignent ainsi de l'ampleur du déséquilibre climatique actuel et des risques qui en découlent à l'échelle mondiale.
Il est d'ailleurs important de noter que le bulletin de l'OMM porte sur les concentrations de gaz à effet de serre, c'est-à-dire la quantité qui s'accumule dans l'atmosphère, et non sur les émissions annuelles. Cette distinction est importante pour comprendre la situation actuelle. En effet, même une éventuelle baisse des émissions ne signifierait pas que les concentrations atmosphériques diminueraient immédiatement.
Le CO2 continuera de réchauffer le climat pendant des siècles
Les onze dernières années ont été les plus chaudes jamais observées dans le monde, et cette tendance devrait malheureusement se poursuivre. La durée de vie particulièrement longue du dioxyde de carbone dans l'atmosphère est en effet problématique. Selon Ko Barrett, ce gaz continuera d'influencer le climat mondial pendant des décennies, voire des siècles, en raison de sa capacité à s'y accumuler durablement.
Environ la moitié du CO2 émis chaque année reste dans notre atmosphère, tandis que l'autre moitié est absorbée par les écosystèmes terrestres et les océans. Ces puits de carbone jouent donc un rôle essentiel pour limiter l'accumulation de gaz à effet de serre. Toutefois, leur capacité d'absorption peut être affectée par certaines conditions climatiques, comme lors des épisodes El Niño.

Les taux d'accroissement du CO2 ont ainsi triplé depuis les années 1960 à l'échelle mondiale, passant de 0,8 partie par million par an à 2,4 ppm au cours de la décennie 2011-2020. Cette hausse s'est nettement accélérée entre 2023 et 2024, avec une augmentation record de 3,5 ppm en un an, faisant passer la concentration moyenne mondiale de 420 ppm à 423,9 ppm.
Une nouvelle hausse des concentrations est ainsi attendue en 2026, selon l'OMM. L'utilisation des combustibles fossiles devrait en effet continuer d'alimenter l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère, tandis que la mise en place d'un épisode El Niño, potentiellement record, pourrait quant à elle affecter à nouveau les puits de carbone terrestres en limitant leur capacité à absorber une partie du CO2 atmosphérique.
À l'approche de la COP31, qui se tiendra du 9 au 20 novembre en Turquie, ces nouvelles prévisions rappellent l'urgence d'agir pour limiter les émissions et freiner le réchauffement climatique.
Référence de l'article
20 minutes & AFP. (2026). Climat : Les concentrations de gaz à effet de serre dans le monde atteignent un niveau record.