La pollution de l’air liée au changement climatique et aux incendies menace des millions de personnes dans le monde !
Selon un nouveau rapport, la pollution de l’air menace la majorité de la population mondiale, les incendies alimentés par le changement climatique jouant un rôle majeur dans la dégradation de la qualité de l’air à l’échelle globale.

Si la pollution de l’air constitue depuis longtemps un danger persistant, l’année 2025 marque un tournant. Un nouveau rapport mondial publié par IQAir révèle que la majorité de la population mondiale respire désormais un air malsain. En cause : une pollution en hausse, alimentée par le changement climatique, l’intensification des incendies, les tempêtes de poussière et les phénomènes météorologiques extrêmes, qui se propagent au-delà des frontières.
Une pollution de l’air en hausse en 2025
Selon ce rapport publié mardi, la plupart des villes du monde ont enregistré des niveaux de pollution de l’air nocifs en 2025. Les incendies liés au climat, les tempêtes de poussière et la combustion continue des énergies fossiles diffusent un air toxique à l’échelle mondiale, aggravant encore la situation.
Le rapport souligne que parmi 9 446 villes réparties dans 143 pays, régions et territoires en 2025, seuls 13 pays — principalement en Amérique latine et dans les Caraïbes — respectaient la recommandation annuelle de l’Organisation mondiale de la santé pour les PM2.5, fixée à 5 microgrammes par mètre cube.
Villes respectant les normes de qualité de l’air PM2.5 de l’Organisation mondiale de la santé
À l’échelle mondiale, seules 14 % des villes respectaient en 2025 la recommandation annuelle de l’Organisation mondiale de la santé pour les PM2.5, contre 17 % en 2024, ce qui met en évidence une tendance préoccupante à la dégradation de la qualité de l’air.
Les incendies au Canada, intensifiés par le changement climatique, ont largement contribué à la détérioration de la qualité de l’air dans des régions qui avaient auparavant connu des améliorations. L’intensification des feux en Californie, au Canada et en Corée du Sud, combinée à des tempêtes de poussière s’étendant de la Chine jusqu’au Texas, a rendu plus difficile pour des millions de personnes de respirer un air sain l’an dernier.
Les risques sanitaires de la pollution de l’air, en particulier pour les enfants
Les particules fines, ou PM2.5, sont un mélange de minuscules particules de suie, de fumée et d’autres substances. D’un diamètre inférieur à 2,5 micromètres, elles peuvent pénétrer dans les poumons et passer dans la circulation sanguine, entraînant une large gamme de problèmes de santé, allant des troubles respiratoires et des atteintes cardiovasculaires jusqu’à la mort prématurée.
#AirPollution is one of the greatest environmental risks to child health.
— World Health Organization (WHO) (@WHO) November 1, 2024
Children who have been exposed to high levels of air pollution may be at greater risk for chronic diseases such as cardiovascular disease later in life. pic.twitter.com/Ijo20mx4nU
Selon le rapport d’IQAir, les impacts sont particulièrement sévères pour les enfants, car l’exposition à la pollution de l’air dès le plus jeune âge peut avoir des effets tout au long de la vie. De plus, les atteintes respiratoires subies pendant les années de développement sont souvent irréversibles.
Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé, 4,2 millions de personnes meurent chaque année à cause de la pollution de l’air liée aux combustibles fossiles, notamment à l’ozone et au dioxyde d’azote.
Les États-Unis et le Canada voient leur qualité de l’air se dégrader avec l’intensification des incendies
Au Canada et aux États-Unis, seulement 23 % des villes respectaient les normes de qualité de l’air de l’Organisation mondiale de la santé en 2025, contre 29 % en 2024. Une grande partie de cette hausse de la pollution est liée aux incendies canadiens, aggravés par le changement climatique.
Tom Gill, professeur de sciences et d’ingénierie de l’environnement à l’Université du Texas, a déclaré à Inside Climate News qu’El Paso a enregistré en 2025 une hausse de 46 % des niveaux de PM2.5, principalement due à des tempêtes de poussière aggravées par la sécheresse et le changement climatique.
En Chine, qui présente la moyenne nationale de particules fines la plus élevée d’Asie de l’Est, la pollution est principalement liée à la combustion du charbon et aux centrales électriques, aux émissions industrielles, aux transports, à la combustion de biomasse en milieu rural, ainsi qu’aux tempêtes de poussière intensifiées par le changement climatique.
IQAir's 2025 World Air Quality Report finds only 14% of global cities and only 13 countries/territories meet the World Health Organization's PM2.5 air pollution guideline. #WAQR #IQAir #airquality #airpollutionhttps://t.co/dNcscNgddq pic.twitter.com/sPDCGPZfDV
— IQAir (@IQAir) March 24, 2026
Selon le rapport, la hausse de la pollution de l’air et cette tendance à la dégradation soulignent la nécessité d’une gestion active et de stratégies proactives. Il rappelle également que préserver un air de qualité est une responsabilité à long terme partagée par l’ensemble des pays.
Référence de l'article :
Interactive global map of 2025 PM2.5 concentrations by city. https://www.iqair.com/world-air-quality-report.
Climate-Fueled Wildfires and Dust Storms Drove Up Air Pollution Around the World Last Year. ANQYT8bTzTPGuiEiyf7rZUg.