La France va se doter de trois nouveaux parcs d’attractions

La France va ouvrir trois nouveaux parcs d’attractions dans la région Ile-de-France. Un projet sérieux et ambitieux, financé par l’Arabie saoudite à hauteur de 6 milliards d’euros. Mais ce projet apporte son lot de questions, ses détracteurs et ses partisans.

Trois nouveaux parcs d'attractions en Ile-de-France
Trois nouveaux parcs d'attractions en Ile-de-France

Parc à thème. La France a toujours été une destination particulièrement prisée des vacanciers. Les différents paysages, qui offrent de nombreuses possibilités d’activités ; la gastronomie, réputée à l'international ; les monuments, parmi les plus visités au monde. Et bien entendu, l’une des principales attractions de l’Hexagone, qui attire chaque année des millions de touristes : le parc Disneyland Paris.

Trois nouveaux parcs d’attractions en Ile-de-France

Le parc d'attractions agit comme un véritable aimant et attire les visiteurs du monde entier. Malgré cet engouement réel, le gouvernement a décidé d’ouvrir trois nouveaux parcs à thème et ce, grâce à 6 milliards d’euros d’investissement venant de l’Arabie saoudite. Un projet qui semble bien réel, puisque le Royaume apporte sa pierre à l’édifice pour solidifier le statut de destination touristique dont la France jouit depuis des années.

Un investissement de 6 milliards d’euros de la part de l’Arabie saoudite

Mais, avec ce nombre de parcs d’attractions qui augmente, plusieurs questions se posent, concernant ce domaine en France. Un premier sujet est posé sur la table : celui de la concurrence et plus particulièrement celle entre deux parcs Franciliens. En effet, à l’échelle nationale, le parc Astérix est aussi très largement plébiscité par les voyageurs. Problème : Disneyland Paris se situe également en Ile-de-France.

Et les trois nouveaux venus seront situés également dans le département du Val-d'Oise, à la place de l'ancien parc Mirapolis. Pour l’ex-président du Futuroscope, Dominique Hummel, cela peut poser problème.

“La question de la concurrence vis-à-vis de Disney et Astérix est l’un des points sensibles. Le projet vise vraisemblablement plusieurs millions de visiteurs annuels”
Disneyland Paris et le parc Astérix sont déjà en concurrence
Disneyland Paris et le parc Astérix sont déjà en concurrence

Ainsi, malgré les choix et les styles différents de tous les parcs, on ne peut empêcher une forme de concurrence directe entre tous les sites. Et d’ajouter :

“Certes, le positionnement qui sera choisi permettra sans doute de cibler de nouveaux publics, de faire croître le marché global et de doper l’attractivité francilienne [...] Mais il y aura aussi de la cannibalisation”

Autre thématique qui semble poser question : l’aspect environnemental. En effet, l’ambition de devenir une destination touristique durable pourrait être mise à mal avec un tel objectif. Trois nouveaux parcs d’attractions, ça consomme. Et l’afflux supplémentaire de touristes potentiels inquiètent certains acteurs du secteur et la possibilité d’un hypertourisme, totalement contraire à l’idée de “durabilité”.

L'aspect environnemental mis à mal
L'aspect environnemental mis à mal

Sans compter que le financement est apporté par un État dans lequel la situation des droits de l’Homme est considérée comme très alarmante par Amnesty International. Mais si le projet a trouvé ses détracteurs, il a aussi trouvé ses partisans. Pour l’écrivain Jean Viard, c’est une chance de pouvoir renforcer la force touristique de la France grâce à ses nouveaux parcs, qui apporteront un nouveau rayonnement au pays.

Référence de l'article

Romain Pommier. (2026). Trois nouveaux parcs en France : jackpot touristique ou contradiction écologique ? Le débat !.