En Gironde, le combat continue après le mégafeu avec la reconstruction des massifs
Après le mégafeu de la fin du mois de juillet en Gironde, le danger ne disparaît pas avec les dernières flammes. Sous la surface, des braises peuvent continuer à couver dans les sols et les racines, faisant peser un risque de reprise pendant encore plusieurs semaines, voire plusieurs mois sur le secteur.

Le gigantesque incendie qui a ravagé la Gironde cet été a laissé derrière lui un paysage dévasté. Alors que le feu est désormais stabilisé, les pompiers doivent encore composer avec un risque moins visible : celui des braises qui continuent de couver dans les sols.
Un incendie hors normes
Le mégafeu qui a touché la Gironde a ravagé plusieurs dizaines de milliers d'hectares de forêt, devenant l'un des incendies les plus importants observés en France ces dernières années. Sa progression a été favorisée par une végétation particulièrement sèche et des conditions météorologiques très défavorables.
Même après la stabilisation du front principal, plusieurs reprises de feu ont été observées dans les secteurs déjà brûlés. La situation reste donc surveillée de près par les secours, notamment lors des journées très chaudes et sèches comme celles que nous connaissons de nouveau cette semaine en France.
La surface brûlée par l'#incendie de Saumos en #Gironde est impressionnante depuis l'espace. Plus de 42 000 hectares sont déjà partis en fumée alors que les conditions deviendront de nouveau défavorables dès demain.
— Meteo60 (@meteo60) July 27, 2026
Images : Météo-France pic.twitter.com/4BGZdJiGni
La baisse temporaire des températures et le retour d'une atmosphère plus humide durant la première décade du mois d'août ont toutefois permis de faciliter le travail des pompiers. Mais ces conditions temporairement plus favorables ne suffisent pas à faire disparaître immédiatement tous les risques sur une zone aussi vaste.
Un danger présent durant encore plusieurs mois
Le principal danger se trouve désormais sous la surface. Dans les secteurs les plus sévèrement touchés, des braises peuvent en effet rester actives au niveau des racines, la litière forestière ou la matière organique présente dans les sols.
Ces foyers, parfois qualifiés de « feux zombies », peuvent continuer à se consumer très lentement sans produire de flammes visibles. Une remontée des températures ou un nouvel assèchement des sols peut alors favoriser leur réactivation et provoquer une reprise du feu soudaine.
La surveillance est ainsi primordiale depuis la stabilisation du feu et celle-ci pourrait encore se poursuivre pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Les équipes présentes sur place devront notamment intervenir pour localiser et éteindre les foyers encore actifs en profondeur afin d'éviter qu'ils ne se propagent à nouveau en surface et que l'incendie ne reprenne de plus belle.
Les premières pluies automnales seront donc particulièrement importantes pour réhumidifier progressivement les sols et réduire ce risque. Mais au-delà de l'extinction définitive du feu, la forêt girondine devra désormais entamer un très long processus de reconstruction, qui pourrait prendre plusieurs décennies.
Référence de l'article
A. V et AFP. (2026). reconstruction•En Gironde, il faut désormais surveiller les foyers qui couvent sous les cendres, abattre des millions de tonnes de pins et repenser la forêt.