La Bretagne, une région française particulièrement vulnérable aux sécheresses
Vous pensiez que s’il y avait bien une région en France qui subissait moins le réchauffement climatique que les autres, c’était la Bretagne ? Que nenni ! La région subit d’ailleurs de plein fouet les conséquences des vagues de chaleur de cet été.

Nappes phréatiques. Elles sont particulièrement fragilisées, à cause des sécheresses répétées de cet été. En France, après ces nombreuses vagues de chaleur, souvent assez longues, plusieurs régions constatent l’étendue des dégâts. Parmi elles, la Bretagne a subi de plein fouet cette forte hausse des températures. Contrairement à ce que l’on imagine, cette région est loin d’être épargnée par le réchauffement climatique.
La Bretagne, particulièrement vulnérable à la sécheresse
La Bretagne est souvent dépeinte comme très pluvieuse, avec son ciel gris et son fameux crachin. Que nenni ! Fin juillet, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a établi un constat des niveaux d’eau souterraine de la région. Et le résultat est sans appel : des niveaux allant de “modérément bas” à “très bas” pour les nappes phréatiques bretonnes. On est bien loin de l’idée de la Bretagne pluvieuse.
La géologie de la Bretagne ne permet pas de créer un stock d’eau suffisant
Mais le GIEC est formel dans son dernier rapport : il n’existe pas de région française qui pourrait être épargnée par la sécheresse.
Alors, pourquoi la Bretagne est une région particulièrement menacée, malgré notre idée commune qui consiste à penser que la région pourrait mieux s’en sortir que les autres ? L’Observatoire de l’environnement en Bretagne (OBE), explique la situation.

Le bassin de l’Odet, dans le Finistère, par exemple, était complètement asséché au mois d’août. Au début du mois d’août, le BRGM a d’ailleurs fait une estimation inquiétante : environ 94 % des nappes phréatiques françaises présentaient une baisse et pas moins de 70 % de l’Hexagone était sous la mesure d’une restriction d’usage de l’eau. Une situation alarmante que les scientifiques évoquent depuis des décennies.
Ce n’est pas une première dans l’histoire de la Bretagne. En 2022 déjà, la région avait été victime d’une période estivale particulièrement chaude. Pas moins de 250 jours sans une goutte de pluie et 130 jours de sécheresse consécutive. Résultat : des sols complètement asséchés et des rivières à sec.

Une situation qui ne risque pas de s’améliorer de sitôt, puisque le réchauffement climatique va s'accentuer, puisque Météo-France projette une augmentation de 1,8°C dans la région dès 2050. Une estimation que les scientifiques tentent d’éviter en tirant la sonnette d’alarme.
Référence de l'article
Annabelle Rochet. (2026). Sécheresse : Pourquoi la Bretagne est-elle aussi concernée ?.